Ouh la la, par où commencer ?... Ah oui, première chose tout de même,
notre boulot pour la montagne : c’est bien joli d’avoir été formés, encore
faut-il que l’on vous dise si on a pu mettre tout ce savoir à profit
depuis ! :) Mais bien sûr ! Voilà déjà 2 WE de suite que Marie
prépare et sert des cafés en tout genre (du café classique à l’Americano en
passant par le Cappucino ou autre Latte) tandis que je débarrasse les tables
encore et encore, au fur et à mesure que les clients consomment et les salissent :)
Marie sait de quoi je parle : elle vient nous prêter main forte quand on
est débordés en salle et que c’est plutôt calme du côté du bar !
En tout cas c’est bien cool de travailler ensemble dans la même grande salle
en plein milieu de la montagne. Bon, on n’a pas encore réussi à prendre une
seule pause-déjeûner ensemble mais ça ne saurait tarder :). Et puis, on a
quand même tout le trajet aller/retour ensemble à chaque fois : bus +
télésiège + descente à skis, on ne peut donc pas vraiment se
plaindre ! :) Ainsi que les : « Hé Marie ! T’as
besoin de tasses propres et de lait ou pas ? Parce que j’descends en
cuisine là ! » Une fois en français, une fois en anglais, suivant la
situation :). Et sinon, de façon plus générale, excellente ambiance
là-haut, une vraie petite famille entre les cuisiniers, les serveurs,
plongeurs, etc… :)
Bon, tout ça, c’est bien sympa, mais ce n’est que le WE pour l’instant. Ce
n’est pas ça qui nous occupe la semaine et surtout … qui nous permet de payer
notre loyer et notre bouffe ! Ils sont bien gentils chez Intrawest, ils
nous veulent sur place, à leur disposition, à partir du 15 novembre, mais on ne
commence notre temps plein qu’à partir du 8 décembre !
Et là, la « nouvelle mission » dont parlait Marie à la fin du dernier
message vous revient en mémoire… Quel flair n’avions-nous pas eu en préparant
le terrain lors de notre première visite à Whistler à la mi-octobre ! Eh
oui, rappelez-vous, notre entretien pour les postes de femme/homme de ménage…
Nous étions prêts à leur dire que nous étions finalement pris sur un poste à
temps plein pour la station quand une idée lumineuse nous est venue :
pourquoi pas leur demander si un temps partiel les intéressait ? Demande
faite le samedi soir, nous voilà dès le lundi matin en formation sur le
nettoyage des cuisine et salle de bain !! Et, dès le mardi, envoyés sur le
terrain, pour aller mettre tout ça en pratique avec une australienne
travaillant pour cette boîte de ménage depuis plusieurs mois. Y’a pas à dire,
c’est radical, on n’a plus peur de s’attaquer au ménage à la maison maintenant…
A côté du travail, ne vous en faites pas, nous gardons quand même quelques
moments de détente le soir et pendant les quelques jours de congés que nous arrivons
à glaner par ci par là. Evidemment, on en profite en majeure partie pour aller
skier mais aussi pour aller se balader ou tout simplement communiquer avec vous
tous ! :)
Dans les jours à venir, nos semaines de boulot devraient peu à peu se
« normaliser » : notre resto d’altitude va ouvrir ses portes
7j/7 à partir de samedi prochain (08/12), ce qui fait que nous devrions y
travailler 5 jours par semaine, nos 2 jours « off » étant les mêmes
d’une semaine à l’autre (vraisemblablement les mercredis et jeudis). Je parle
bien au conditionnel car pour le moment, le planning a beau être plutôt clair
de mon côté, il l’est beaucoup moins pour Marie… Mais la miss va bien sûr se
faire un plaisir de continuer à lustrer salles de bain et cuisines pour combler
son emploi du temps et accessoirement notre compte en banque. Hein
Marie ?! :)
Sans transition et pour terminer, sachez que l’un de nos plus fidèles
lecteurs bretons est actuellement à la recherche d’un éditeur en vue de la
publication à plusieurs milliers d’exemplaires des messages et photos de notre
blog. Il se dévoilera le moment venu (comprenez quand les milliers
d’exemplaires auront effectivement été vendus… On y croit !) :)
Sur ces belles paroles, nous vous souhaitons une joyeuse période de l’avent
… en attendant vos prochains commentaires !
Bonjour à tous, depuis les montagnes de Whistler et Blackcomb !
Nous en rêvions : le Canada l’a fait ! Et oui, nous voilà depuis
une semaine déjà à Whistler. Nous avons quitté l’humidité de Vancouver (et de
la « chambre » de chez Kathleen) pour trouver de la neige à seulement
600m d’altitude en plein mois de novembre… de la folie !
Revenons une semaine en arrière : samedi 17 novembre 2007, date de
notre déménagement. 11h du matin, les valises sont bouclées, c’est un miracle
que tout rentre ! Ah en fait non, rien de magique : on a laissé nos
sacs de couchages, toile de tente et tapis de sol le we précédent à
Whistler :o) Le seul vrai problème : comment troquer 2 vélos contre 2
paires de skis en moins de 4h ?!? Euh… ben tout simplement faire confiance
au Spirit et à la Gravité !
Et effectivement, mon vélo a été racheté par notre mécano du coin, Dan, et
celui de Florent par des p’tits jeunes qui voulaient faire un beau cadeau à
leur Papa. Nous ne vous dévoilerons pas combien nous les avons revendus car
nous ne voulons pas passer pour des escrocs… en tout cas, à 14h15, plus de
vélos : belle performance sachant que nous devions partir au plus tard à
15h30 de chez Katlheen !
15h30, heure à laquelle nous avions convenu d’un rendez-vous avec JF
(Jean-Francis), notre colloc depuis quelques semaines déjà chez kathleen, pour
qu’il nous offre un ride (comprenez un trajet) vers le terminal de bus… 15h35,
toujours personne… mais où est-il ?!? Tant pis, nous décidons de partir à
pied sous la pluie battante vers l’arrêt de bus le plus proche quand tout à
coup, au coin de la rue, nous voyons le fameux bus blanc de JF pointer le bout
de son nez… Quand je dis bus, rien d’ironique là-dedans : il s’agit
effectivement d’un vrai bus scolaire américain (comme au début du film Forest Gump
par exemple), sauf qu’au lieu d’être jaune, il est blanc !
Excellent ! Bien mieux aménagé qu’un Chrysler (je ne citerai
personne ;))
Arrivés à Whistler, nous avons été accueillis à bras ouverts par Teresa qui
s’impatientait de découvrir ses nouveaux colocataires. Teresa vient de
Nouvelle-Zélande et est vraiment très sympa… il faut juste s’habituer à son
accent !
Notre appartement est vraiment extra : 2 chambres de 2 personnes (nous
attendons encore notre dernière colocataire), une cuisine aménagée, un salon
très confortable et même un balcon ! Et bien sûr, le tout avec vue sur la
montagne ! Nous voici donc enfin avec un vrai chez nous, c’est
génial !
Dimanche, afin de découvrir les alentours, nous décidons d’aller à pied
jusqu’au village de Whistler (car nous habitons un peu avant CreekSide, et donc
à 15min en bus du village). Comme vous pouvez le voir sur les photos, le détour
en valait la peine : les 3 lacs que nous rencontrons sont tous aussi beaux
les uns que les autres.
Arrivés au village de Whistler, voici notre nouveau challenge :
récupérer nos uniformes pour le boulot, le pass (gratuit) de ski (très
important), et surtout acheter au plus vite des skis car nos formations
commencent mardi pour Florent et mercredi pour moi… Encore une fois, c’est un plan
qui se déroule sans accroc : nous trouvons des skis B2 ancien modèle pour
200$ chacun et des paires de chaussures pour seulement, tenez-vous bien, 17$ et
15$, dans un endroit nommé « re-use it center », qui est très centré
sur le recyclage. Bon, c’est sûr, les chaussures ne sont pas neuves, mais pour
seulement une dizaines d’euros et après un bon nettoyage, c’est parfait pour
nous !
Mardi, Florent part donc pour sa formation sur place, c’est-à-dire en pleine
montagne, dans un restaurant nommé « Glacier Creek » : quelle
chance de pouvoir découvrir en avant-première l’endroit où nous allons
travailler, d’autant plus que les pistes sont encore fermées… Moi, j’ai le
droit à une formation « Safe food » qui consiste en un cours de 7h
sur ce qu’il faut faire et ne pas faire pour s’assurer de servir de la
nourriture saine. En fait, j’ai eu le droit à un cours en anglais de 7h, à
l’issue duquel nous avons eu un petit test… réussite obligatoire pour pouvoir
travailler dans le milieu de la restauration, mais rien de très compliqué, on
t’apprend surtout à te laver les mains pendant 30s dès que tu peux !
Mercredi à mon tour, j’ai eu le droit, enfin, de monter au restaurant pour
aller faire la formation sur place. Je vais travailler au Cappucino Bar, et
servir des cafés, thés, muffins, … toute la journée en fait, mais ici,
contrairement à Vancouver, j’ai une vue magnifique et un petit Florent sur
place ! Par contre, jusqu’au 8 décembre, nous n’allons travailler que les
week-ends. Notre nouvelle mission est donc de trouver un autre travail pour
nous occuper la semaine…
Vous aurez plus d’infos dans notre prochain message !
A bientôt ! Et bon courage pour la semaine, car je crois savoir que
beaucoup d’entre vous lisent notre blog le lundi matin au boulot… ;o)
En attendant le nouveau message dont tout le monde parle tant et dont la montagne se fait déjà l'écho dans la moindre de ses combes, quelques petits clichés du coursier que je fus et de son équipement. Ils ne vous sont dévoilés qu'aujourd'hui par crainte d'affoler un auditoire de maman ou mamie inquiètes ou d'être moqué alors encore en plein exercice de mon métier :)
Je complète la légende des photos :
#1 Petite pause bien méritée pour admirer un tel spectacle !
Quelque chose de vraiment génial dans ce boulot, c'est que tu peux prendre tes pauses quand tu veux ! Ou presque... Faut pas que le dispatcher se mette à te foutre la grosse pression sur telle ou telle livraison hyper urgente à ce moment-là. Mais, dans tous les cas, c'est à toi de composer avec l'ensemble et de voir si tu peux t'autoriser à prendre un café/muffin avant que le talkie se mette vraiment à gueuler !! :)
#2 Arrivée sur la 8ème avenue, à 2 pas de chez Kathleen, après une journée de travail
Mais si Mr l'agent, je vous le dis, j'avais bien les 2 mains sur le guidon.
#3 Allez, Mr Mougeot, qu'est donc le Schmilblik aujourd'hui ?
En bas, le moyeu arrière de mon vélo. Non, je vous le confirme, ce n'est pas normal qu'il soit en 2 morceaux ! Il est bel et bien cassé. Du coup, la petite tige tordue juste au-dessus, qui n'est normalement faite que pour serrer la roue au cadre, a porté une bonne partie de mon poids pendant quelques jours. C'est pourquoi elle est ... légèrement tordue. Quand j'ai découvert ça, j'ai compris pourquoi la roue bougeait quelque peu depuis un moment...
#4 Le sac du coursier... le jour d'Halloween
Au fur et à mesure que la journée avançait, j'avais plus lourd de bonbons que de courriers et autres paquets dans le sac . Incroyable ! Quand à l'apparition de la sorcière en haut à gauche sur le cliché, elle reste encore inexpliquée à ce jour.
#5 Tu perdras au moins 5 livres qu'ils disaient...
Ah bien ils n'avaient pas tort !! Partis avec mes 66kg de France, je ne faisais déjà plus que 137-138 livres après 1 semaine de boulot, c'est-à-dire environ ... 62kg. Et ce n'était pas faute de manger comme 2 à 3 personnes et, qui plus est, bien gras. Merci encore à la margarine LifeStyle !! :)
#6 Une collègue coursière...
Ou une imitation ?! Mais attendez, il n'y a pas un p'tit air de ressemblance avec notre sorcière-mystère d'Hallloween ?!
#7 Première bise à mon dispatcher, paré au départ
Je me devais de vous dévoiler ma tenue officielle, aussi ridicule qu'elle soit... Oui oui, je me trémoussais comme ça tous les jours en plein centre de la capitale économique de l'Ouest canadien. En détail, en partant du haut :
- casque "cheap" : casque à 7$ trouvé dans les petites annonces, partant complètement en vrille, plus aucune mousse et réglage de la taille autour du crâne. Pour couronner le tout, il était légèrement trop petit pour moi. Pour terminer, il était en fait dans tel état que le dépôt-vente où on a laissé nos U et nos casques le jour où nous sommes partis de Vancouver n'en a pas voulu. Alors que pourtant, niveau matos usagé, il y a de quoi trouver son bonheur dans ce magasin...
- casquette FTR&D, offerte lors de notre séminaire nouveaux arrivants. Je n'aurais jamais cru l'utiliser un jour dans ces conditions-là. Merci France Télécom!
- le top du top de mon équipement (ce n'est pas ironique cette fois) : blouson vélo de chez MEC (Moutain Equipment Co-op), 100% imperméable. Super équipement prêté par le boulot. 140$ chez MEC ! Avis aux amateurs !
- sous le manteau : lycra tribord Taille M Femme, bien moulant donc bien chaud, plus T-Shirt à manches longues FLASH courier. En gros, la grande classe encore une fois quand j'ouvrais le blouson dans les ascenseurs et bureaux classieux du centre-ville !...
- le bas, mon préféré, le plus raffiné de l'ensemble : une superposition triple et fanstastique de collant, cysliste et short FLASH courier.
- le tout tombant sur une magnifique paire de chaussures running NIKE, d'un bleu étincelant, craquées à souhait et au final bonnes à tout faire car c'était également mes chaussures de Prep'Cook ! :)
#8 L'indispensable à droite, juste pour la frime à gauche
Voilà donc mon instrument No1 de travail à droite. Je vous promets, il n'y a que le soir que l'on pouvait lire "No Jobs" sur l'écran... C'était plutôt bien chargé autrement :) A gauche, ma carte professionnelle, je n'ai pas bien compris pourquoi ils m'ont fourni ça car jamais personne ne me l'a demandée sur 2 mois. En même temps, vu que FLASH ne me l'a fournie qu'au bout d'un mois et demi, ça tombe plutôt bien...
#9 Rien ne vaut le GSM Papier...
Bien que muni de ce fabuleux téléphone Motorola miniaturisé à l'extrême dont je ne saurais vous vanter les qualités de rapidité et de bon fonctionnement global (là, oui, je suis ironique), nous étions censés recopiés l'ensemble de nos ramassages/livraisons sur un manifeste. Manifeste à faire signer par les destinataires des lettres ou colis. Plutôt utile également pour voir d'un seul coup d'oeil l'ensemble de ces "Jobs" en instance alors qu'il faut naviguer à travers 10 pages sur l'écran 2*3 pouces du Motorola pour avoir la même info. Et encore, ça, c'est quand il marche !
#10 C'est promis Lars, je t'en offrirai une nouvelle à mon retour !...
Bon, elle était quand même déjà légèrement usée... Mais il faut reconnaître que je ne l'ai pas non plus vraiment ménagée ces dernières semaines. Avec en plus ce sac qui prenait légèrement l'eau, ça n'a pas arrangé les choses ! :)
1
semaine seulement depuis le dernier message (le bilan socioprofessionnel
introspectif souvenez-vous) mais déjà pas mal de nouvelles choses à raconter…
En
fait, l’origine de ce chambardement et de ces nouveautés sont, bien évidemment,
ces fameux entretien et recherche d’appart à Whistler –station de ski de
Colombie-Britannique, à environ 120km au nord-est de Vancouver – Comme prévu, on a fait le déplacement mercredi
dernier (7/11) pour passer dans un premier temps notre entretien auprès de la
compagnie Intrawest, société qui exploite l’ensemble des remontées mécaniques
ainsi que de nombreux restos, bars, location de ski/surf, écoles de glisse,… Juste
pour bien comprendre, on a participé à leur « Job Fair »,
c’est-à-dire une sorte de forum de l’emploi, qui dure 5 jours (6 au 10
novembre) pendant lequel ils recrutent les quelque 5 ou 600 saisonniers dont
ils ont besoin.
Entretien
de Marie prévu à 14h20, un gars –nommé Stefan – vient chercher la Miss à l’heure et la
séquestre durant 20-25min. A sa sortie, Marie est plutôt confiante : le
poste de serveuse au Cappuccino Bar pourrait bien lui être proposé :) .
Mon entretien étant lui prévu pour 15h40, Marie profite de l’intermède pour me
narrer en détail son face-à-face et mieux me préparer au mien. Ah oui au fait,
je postule de mon côté pour un poste de « Food Busser », en gros, un
employé de salle chargé de débarrasser les tables, les nettoyer,
réapprovisionner les lots de condiments en self-service et éventuellement
dégager la neige dehors également.
J’en
reprends où je m’étais arrêté : Stefan vient finalement me chercher un peu
en avance (oui, on postule pour le même resto/bar, donc on passe l’entretien
avec la même personne, qui plus est, notre potentiel futur manager en fait) et
à mon tour d’aller me présenter, expliquer mon CV et répondre aux quelques
questions plus personnelles de Stefan. Et c’est là, que le premier « coup
de théâtre » a eu lieu, à l’origine de toute la suite en fait ;)
Normalement
–et ce par souci d’équité j’imagine – ou plutôt officiellement, tous les
postulants doivent appeler le 12/11 pour savoir s’ils sont pris ou pas et, si
oui, quand ils commencent. Grande découverte pendant mon entretien : eh
bien, finalement, il s’avère qu’ils peuvent aussi embaucher direct !! Ne
vlà pas notre Stefan (enfin pas le nôtre de Bavière évidemment, je m’emporte un
peu là en disant ça, ce qui nuit au sens de mon propos !) qui me tend la
main durant l’entretien en me disant « Je t’embauche,
félicitations »… On finit malgré tout l’entretien et là il me propose
qu’on aille voir Marie pour aller discuter un peu avec elle. En chemin, il me
demande innocemment si ça nous dérangerait de bosser au même endroit, même si
de toute façon on ne bosserait pas directement ensemble… Evidemment, ça n’a pas
loupé : à peine avait-il dit à Marie qu’il m’embauchait, il lui proposait
le poste pour lequel elle postulait ! Et BIM, nous voilà donc tous les
deux équipés d’un boulot à temps plein pour la station (si tout se passe bien
une fois en poste !). Début du boulot prévu autour du 22/11 prochain.
La
suite, c’est le logement. Ah ça, c’est le plus problématique, c’est sûr, tout
le monde nous en parle depuis qu’on est arrivé au Canada et qu’on parle d’aller
à Whistler. Logements hors de prix, colocation à x personnes sur y m² (où le
rapport y/x a la fâcheuse tendance à tendre vers 1 :) ), … On sait bien
avec Marie que la compagnie Intrawest dispose de logements qu’elle loue à ses
employés. On ne manque donc pas d’en parler à Stefan, tant qu’on l’a sous la
main. Et alors, là, contrairement à tout ce qu’on pensait, il nous rassure en
nous disant qu’il avertit dès le jour même ou le lendemain matin qu’on est
embauchés et qu’on n’a plus qu’à se présenter au bureau des logements
d’Intrawest pour choisir une chambre ou un appart !! Le délire !
Vérification en images dès le lendemain : à 15h, on déambulait déjà dans
Whistler village avec chacun notre baluchon de draps/couverture/oreiller à la
recherche du bus pour rejoindre notre … appartement ! Appartement de 50 à
60m², 2 chambres, grand salon, grande cuisine toute équipée, salle de bain et
toilettes séparées s’il vous plaît :). Appartement que nous aurons
l’honneur de partager avec 2 autres employés de la station. On a déjà pu
croiser l’un d’entre eux : une anglaise de 29 ans. Mystère quant au
deuxième pour le moment (personne n’avait encore réservé la deuxième place il
semblerait). Les contreparties cependant pour l’appart (eh oui, il en faut
bien…) : ce n’est pas dans le cœur du village principal, c’est environ à
1.5km sous le village « secondaire » si l’on veut. Bon, on a quand
même l’arrêt de bus en face de notre résidence, qui nous amène dans le cœur du
village principal en 15min. Et sinon, l’autre problème : pour réserver
l’appart, on a dû commencer à le payer tout de suite : 30$ par nuit en
double avec nos 20$ par nuit de chez Kathleen sur les quelques jours qu’il nous
reste à Vancouver.
Sinon,
pour terminer autour du job pour la montagne, les quelques petits détails qui
comptent et qui ne manqueront pas de susciter votre intérêt :) :
-notre préféré avec Marie : le forfait saison …
offert !! Sachant qu’il faut compter 70$ (environ 55€) par jour pour
le forfait, on est plutôt content de se le faire offrir :)
-le resto/bar où l’on va travailler est un resto
d’altitude. Aller/retour en ski tous les jours pour aller et revenir du
boulot !
-30 à 40h de travail par semaine, sur 5 jours maximum
(si on a bien compris). 2 jours « off » par semaine donc, et plus en
semaine que le week-end. C’est-à-dire les jours où il y aura moins de monde au
resto … et donc dans les files d’attente aux remontées :)
-un chèque-repas de 12$ par jour pour manger dans le
resto pour lequel on va travailler
-50% de réduc sur la bouffe et location de ski dans tous
les restos&boutiques Intrawest
La
contrepartie elle de ces plus est un salaire plutôt faible par rapport à tous
les autres employeurs de la station : un peu plus de 9$ / heure au-delà
d’une période probatoire de 80h (pendant laquelle on ne sera payé que 8.5$/h).
En fait, on doit bien le payer quelque part de toute façon ce chèque-repas et
ce forfait, faut pas se leurrer :)
De
retour sur Vancouver pour quelques jours, il va nous falloir gérer pour nos
boulots ici, vendre nos vélos, nous séparer de la maison de Kathleen, de ses
colocataires, de son chat, son chien, de leurs poils qui traînent partout,
… ;)
Assez
parlé pour aujourd’hui, bravo pour ceux qui ont tenu jusqu’au bout !
Les questions du Maroucze tombent à point, n'est-il pas temps de faire un premier bilan après ces 2 mois passés au Canada ?! Je ne vais quand même pas trop en faire, je reprends donc ses questions une à une, en brodant quelque peu malgré tout, ne vous en faites pas :)
- peut-on vraiment vivre au pays du cariboux sauvage en mangeant de la
baguette au nutella qu'une fois par an pour son anniversaire ?
Cette question est trop sensible, je ne peux commencer par là.
- est ce que vous avez fait d'enormissimes progrès en anglais ?
Malheureusement, on en fait toujours moins qu'on le souhaiterait, évidemment... Mais oui, globalement, on progresse.
Marie certainement plus que moi car elle passe ses journées avec collègues et clients dans le resto. Comme elle dit, maintenant, elle comprend quasiment toutes les commandes des clients du premier coup, sait les renseigner comme il faut et tout va du coup beaucoup plus vite. Elle se sent globalement beaucoup plus à l'aise et ne ressent plus l'espèce de timidité que l'on a forcément toujours au début en débarquant au milieu de cette gigantesque troupe d'anglophones.
De mon côté, les discussions avec les dizaines de secrétaires entrevues l'espace de 2 minutes et de mon dispatcher adoré restent, il faut le reconnaître un peu plus limitées. Il m'arrive encore de ne rien capter du tout à ce que me débite ce fameux dispatcher sur mon talkie. Pour l'anecdote, pas plus tard qu'aujourd'hui, il m'envoie 2-3 ordres de livraison (reçues en texte sur le téléphone-talkie) en plein centre-ville, centre-ville que j'étais sur le point de quitter pour Kitsilano par l'un des nombreux ponts joignant ces 2 grands quartiers. Je l'appelle et lui demande s'il se rendait compte que j'étais déjà bien loin d'où il voulait me faire retourner. Et là, ne vlà-t-il pas qu'il me dit "bla bla bla go bla bla bla bla come bla bla bla over the bridge" ?... Evidemment, je me permets de le demander de répéter, on ne sait jamais, il y avait peut-être quelque chose d'important dans son discours... Il répète, j'entends le même charabia. Ok "10-4 buddy" comme ils disent (en gros, je t'ai reçu 5 sur 5 mon pote, ya aucun souci) et en voiture Simone... avec la bénédiction du dispatcher ou pas pour la traversée du pont !! Donc, les progrès sont tout relatifs :))
Au final, on se dit que de toutes façons, on a quand même encore quelques mois et quelques autres jobs&activités en tout genre devant nous pour continuer à mettre tout ça au point :)
- faut il etre un ultime warrior pour passer 8h par jour sur une selle
ou meme un marcouze saurait apprecier la vie au grand air ?
Les premiers jours de coursiers feraient, je pense, tout drôles à quelqu'un qui ne fait jamais de vélo ou, pire, quelqu'un qui n'avait jusque-là que peu voire pas d'activité sportive. Maintenant, pour quelqu'un qui fait un tant soit peu de sport de temps en temps, non, rien d'insurmontable. Les coursiers ont tendance à parler effectivement de 8h de vélo par jour. N'éxagérons rien ! Je suis sûr qu'on passe autant de temps dans les ascenseurs que sur le vélo ! En gros, on doit faire 3 à 4 heures effectives de vélo par jour. Ok, c'est déjà pas mal, mais c'est quand même pas 8h non-stop ! Après, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'ultimes warriors à faire ce boulot. Eux ne passeront pas 8h sur le vélo non plus, mais feront 50 à 60 livraisons jours là où la moyenne pour un coursier standard est plutôt de 35 à 40. Ils se donneront à fond sur le vélo, optimiseront leurq trajets, utiliseront toutes sortes de raccourcis, gagneront pas mal de temps en cumulé en optimisant plein de petits trucs comme le cadenassage du vélo... Mais on en voit peu des comme ça. En général, les gars sont plutôt bien cool et n'hésitent pas à se prendre de bonnes petites pauses cafés, bien tranquilles, comme au bureau ;)
- est-ce que c'est sympa de gagner sa vie "à la cool" au pays du grizzli 'tochtones ???
Ca, c'est la vraie question bilan, non ? :)
Eh bien, pour un break, c'est un vrai break. Loin de nos petites chaises roulantes devant bureau et ordinateur, on découvre des métiers bien plus concrets dans un environnement et une culture différents des nôtres. Et quelle expérience de se retrouver quasi dans la peau de quelqu'un d'autre, être considéré complètement différemment par les autres (par rapport à ce à quoi on est habitué) et presque avoir tout à recommencer à chaque nouveau domaine rencontré ! Excellente remise en cause personnelle garantie ;) Je ne sais pas si je suis bien clair mais pour être plus explicite, une fois serveur ou coursier, qui plus est dans un monde anglophone, plus de diplôme d'ingénieur, d'expérience de chef de projet sur des projets à plusieurs M€, de tirades soutenues bien envoyées pour s'expliquer... Tu es là, tout seul devant ton chef, client ou autre protagoniste, à te dépatouiller avec tes 5-6 mots d'anglais, tes fautes de grammaire et surtout ta bien maigre expérience dans le domaine... En gros, c'est de la démerde au quotidien :) Si ça c'est pas valorisable ensuite pour retrouver du boulot en France dans 1 an - 2 mois ! :)
Alors comment ne pas recommander cette expérience à un ami ?! :)) Pour ceux qui en ont la possibilité et que ça tente, arrêtez d'en rêver et "just do it" comme ils disent ici :)
A bientôt tout le monde !
Florent
Ps : non, décidément, pour le Nutella, ce ne sera pas aujourd'hui. C'est encore trop dur pour moi pour en parler ! :)
Je profite d’avoir mon après-midi de libre pour vous envoyer des petites nouvelles. Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas été licenciée, c’est seulement que je commence à 5h30 le matin (je fais l’ouverture) et donc à 14h je suis libérée, alors qu’il reste encore plusieurs livraisons à faire pour Florent !
D’ailleurs, même s’il n’est pas là, Florent se joint à moi pour tous vous remercier pour les messages reçus pour nos anniversaires, entre les mails, les messages sur le blog, les sms, le téléphone, MSN et même le courrier postal, on a été gâtés ! En plus ici, c’est ça qui est bien : notre anniversaire dure encore plus longtemps, car il commence officiellement à minuit heure française le jour J et se termine à 23h59 le même jour heure canadienne… je crois que Florent et moi n’avons jamais autant répété les mots « joyeux anniversaire » !
Pour Florent, son plus beau cadeau a été un… pot de Nutella ! Et oui, jusqu’ici, nous avions résisté (c’est très cher ici), mais ce pot s’est avéré indispensable pour une petite soirée crêpes mardi 23/10.
Mercredi 24, pour l’anniversaire de Florent donc (et bien sûr pour celui d’Erwan, ne l’oublions pas), j’ai ramené un poulet rôti de chez Urban Fare, que nous avons dégusté comme il se doit : un vrai festin de rois, surtout avec du vin rouge, une bonne baguette française et du fromage… encore des petits cadeaux pour Florent, car pour lui en ce moment, la bouffe, y a qu’ça de vrai ;o) Bon bien sûr, il a aussi eu un vrai cadeau : je vous laisse voir la photo !
Vendredi, j’ai fait ma 1ère journée de baby-sitting. Bien payée, mais très difficile avec un petit garçon qui n’a pourtant que 3 ans… Du coup, j’ai travaillé chez Urban Fare ce samedi, alors que Florent commençait un nouveau boulot chez Swiss Chalet tout près de chez nous : prep-cook. En gros, son travail consiste en la préparation de légumes, de salades, de rouleaux de printemps, la découpe de gâteaux, … en fait, tous ce qui n’a pas besoin d’être cuit. Il devrait travailler là-bas le week-end jusqu’à ce que l’on parte pour Whistler : ça a l’air de lui plaire pour le moment, de travailler dans une grande cuisine où « on peut en foutre partout » comme il dit.
Dimanche, nous avons profité de notre seul jour off de la semaine pour parcourir le centre historique de Vancouver, Gastown ainsi que Chinatown, le quartier chinois. Très bien guidés par notre très précieux guide ‘Ulysse’ (merci encore à Jacques), nous avons découvert et redécouvert de jolis coins de Vancouver. Par contre, Ulysse ne nous disait pas d’aller dans le quartier des drogués, mais nous l’avons quand-même fait et c’est assez étrange de voir comme toute une zone est dédiée à ces personnes qui se shootent en pleine rue. Mais au final, ils ne sont pas bien méchants, juste accros ;o( Je crois qu’on n’y retournera pas, enfin peut-être Florent quand-même, car il y fait certaines fois des livraisons dans les centres d’injections encadrées.
Depuis, nous sommes déjà mardi 30 octobre, demain c’est Halloween et on risque d’avoir beaucoup d’enfants à venir toquer à notre porte… mais nous, on est des méchants : on ne leur donnera rien ! Na ! (les bonbons, c’est mauvais pour les dents des enfants, donc on préfère les garder pour nous ;o)
Je profite aussi de ce message pour souhaiter la bienvenue au petit Hugo de Céline&Ludovic. On vous envoie tous nos vœux de bonheurs à tous les 3 !
Les semaines se suivent, mais non, elles ne se ressemblent
toujours pas ! :) Rendez-vous compte, mercredi soir dernier (17/10),
en GUEST STARS internationales à Vancouver, j’ai nommé messieurs Thibaud &
Nicolas en visite officielle pour le compte de France Télécom dans le cadre
d’une réunion du groupe OMA. Incredible ! Vous pensez bien qu’on n’a pas
raté une telle occasion pour se voir et passer un bon moment ensemble. Et
effectivement, on ne s’est pas privé ! P’tit resto japonais bien classe et
ma foi fort délicieux en première partie de soirée. Puis, apparition discrète
de nos 4 acolytes à la soirée OMA organisée au Fairmont Hotel. Y’a pas de
raison, on pouvait bien aller les aider à bosser un petit peu avec leur groupe
de travail autour d’une bonne bière et d’un gâteau au chocolat. On en a profité
pour aller passer le bonjour à Sophie et Axel, complètement absorbés par cette
soirée éprouvante :). J’ajoute quelques photos de la soirée à ce message
dès que j’aurai pensé à demander à Thibaud de m’envoyer ses clichés (de grande
qualité, comme toujours, vous verrez par vous-mêmes !!).
Vendredi soir (19/10), soirée très sympathique chez nos amis
français&pvtistes Geneviève et Timothée. Tim, promis, juste une dernière
fois : le poulet et les patates étaient « fantastic » :).
Oui, pour la petite histoire, je l’aurais trop répété vendredi (2 à 3 fois, pas
plus, ce n’était donc pas bien méchant :) ) , assez en tout cas pour que
cela se rapproche du compliment-type courtois canadien, toujours très expressif,
très superlatif même sans qu’il n’y ait forcément de fond. C’est-à-dire quelque
peu … hypocrite pour être sûr d’être bien clair. Pas de critique : je
constate simplement cette différence culturelle fondamentale ! Remarquez,
nous en France, on a un peu le problème inverse : on n’a pas le compliment
facile, si ?! :)
WE bien cool aussi ensuite : on a eu beaucoup beaucoup
de monde au téléphone, visio ou MSN, quelques petites courses d’anniversaire au
MEC (= Décathlon local), une balade sur Granville Island et à travers les
allées de son célèbre marché (au moins pour les autochtones disons), nos
premiers muffins cuisinés à la maison, découverte de la messe protestante à
dans l’église à 2 pas de chez nous, natation dans le gigantesque bassin de la
piscine de UBC – University of British Columbia (50x25m, ce qui fait que l’on
nage dans l’une des 8 ou 10 lignes d’eau dans la largeur…), … Bref, activités
diverses et variées qui ne nous ont pas laissé un instant pour nous ennuyer.
Evidemment, on n’a pas oublié de fêter l’anniversaire de Marie dans tout
ça :).
A ce sujet, j’en profite pour introduire la vidéo associée à
ce message : elle a été réalisée sans trucage, par une équipe d’acteurs
amateurs. Attention, notez bien que les acteurs ne sont pas canadiens, mais
bien français et que ce clip a été tourné en France, à quelques pas du centre
national du rugby. Ces quelques infos pour vous permettre de mieux appréhender
l’état et le comportement des protagonistes (euh, je l’ai pas dit du coup, mais
un GRAND MERCI pour cette vidéo qui nous a fait mourir de rire !! On en
veut d’autres !!).
Vous remarquerez également (cf photos...) que même les bébés à venir souhaitent déjà son anniversaire à Marie. C'est dire son succès ! :)
Un tout petit aparté au sujet de l’église : je parle de
messe pour simplifier mais… en fait, ça commence par un café/pâtisserie, suivi
d’un véritable concert de rock n’roll en mode karaoké géant avec toute l’assemblée,
puis un show du pasteur sur un thème de la bible ainsi que sur son dernier
bouquin de chevet. Il va sans dire que la moyenne d’âge était facilement
nettement bien en-dessous de celle que l’on connaît en France dans nos églises
le dimanche matin (mais toutes les tranches d’âge restent malgré tout
représentées).
Eh bien voilà pour cette petite mise à jour de nos
occupations canadiennes. En espérant que tout se passe bien pour vous
également !
Cette fois-ci, c’est Marie-Laure qui va vous conter la suite
des histoires toujours plus sensationnelles de vos petits bretons expatriés au
Canada. Florent m’a laissé la plume… enfin, le clavier ;o) Et bien, il s’en est passé des choses depuis le jour férié
de Thanksgiving ! Tout d’abord, nous avons profité comme prévu d’une
superbe soirée chez les amis de Kathleen sur Burnaby, en banlieue de Vancouver.
Nous sommes arrivés vers 19h chez Debby&Paddy où nous avons été accueillis
les bras ouverts autour d’un apéro au vin et au fromage… le rêve pour nous qui
n’avions dégusté qu’1 seule bouteille et que du cheddar depuis notre
arrivée ! L’ambiance était vraiment très sympa, nous étions 13 dont
beaucoup de jeunes avec qui nous avons tout de suite sympathisé.
Quand l’heure du repas a sonné, nous avons été épatés par la
taille de la bête que Paddy devait découper : 13 kg cette dinde ! Et
ce n’est pas tout : entre les oignons confits, bananas squash (potirons),
choux de Bruxelles, pommes de terre, carottes à la cannelle, patate douce,
confiture de cranberries et les différentes sauces pour agrémenter tout cela,
sans parler du vin rouge ou blanc à volonté ; je crois qu’on avait de quoi
remplir nos petits estomacs ! Même Florent a été rassasié ; et il
aurait bien fait comme Paddy qui a rechargé son plat principal plusieurs fois
alors que nous étions déjà à la tisane… Petit clin d’œil pour Papa, Jacques et Bernard : vous
n’êtes pas les seuls à trainer à table, même à l’autre bout du monde, on en
trouve des comme vous ;o)
Pour le dessert, tout autant de choix : de la
traditionnelle pumpkin pie (tarte à la citrouille), à la tarte à la noix de
pécan, en passant par la tarte meringuée au citron, que du bonheur pour le
palet ! Comme vous l’aurez deviné, nous avons passé une excellente
soirée, où nous avons mangé à notre faim et nous avons rencontré des gens très
chaleureux ! Et en plus, nous avons parlé anglais toute la soirée :
le pied ! Bon, c’est sûr que la nuit a été un peu difficile pour nos
estomacs qui ont eu beaucoup de boulot… mais bon, ça a permis à Florent de
reprendre du poil de la bête et pour une fois au moins, il n’avait plus
faim ! Ben c’est sûr qu’à faire 8h de vélo par jour, il a besoin
d’énergie !
Mais moi aussi je me dépense, car depuis déjà plus d’une
semaine, je vais en vélo tous les jours au boulot, et c’était particulièrement
sympa vendredi 12/10 car nous avions un temps magnifique. Florent en a profité
pour vous faire une petite vidéo du pont de Burrard, en plein centre de
Vancouver, par où nous passons tous les jours pour rejoindre nos quartiers de
travail.
Ce week-end, nous sommes allés à Whistler, la fameuse
station de ski à 120km de Vancouver. Afin d’économisez 70$ sur un A/R pour 2 en
car, nous avons opté pour y aller en stop… avec nos bonnes têtes (rigolez
pas !), nous avons été pris assez rapidement !
Nous avions un entretien pour un job de Housekeeper,
comprenez femme de ménage, pour la saison de ski qui approche. Je pense qu’on
sera pris dans ce job, mais à bien y réfléchir, ce n’est pas vraiment ça qu’on
veut faire. En tout cas, ça nous laisse une issue de secours si jamais nous ne
sommes pas embauchés pour travailler pour la station, dont nos entretiens sont
planifiés pour le 7 novembre.
Toujours dans un souci d’économies, nous avons opté pour le
camping pour la nuit de samedi… nous en profitons d’ailleurs pour remercier
tous les contributeurs aux achats de nos duvets car ils sont très efficaces à
une température que nous avons estimé à environ 2°C. Le seul problème, c’est
que notre seule isolant avec le sol était une couverture de survie car nous
n’avons pas voulu acheter au préalable de matelas… erreur de débutant !
Nous avons donc passé une nuit très agitée où le but était
de garder un contact minimal avec le sol… moi j’ai opté pour l’option
« dormir sur les sacs à dos » : très confortable ;o((
Et en plein milieu de la nuit, on a entendu une bête se
rapprocher de la tente et respirer très fort auprès de nous ! Un ours
peut-être ?!? Pourtant, nous avions bien suivi toutes les consignes de
sécurité, à savoir ne pas conserver sous la tente de la nourriture ou tout
produit odorant qui pourrait attirer l’ours (déodorant, parfum, dentifrice, …).
On avait donc suivi ces consignes à la lettre et mis nos sandwiches et trousse
de toilette dans un filet accroché à un arbre… original comme frigo !
Dimanche, nous sommes allés nous balader aux environs de
Whistler : le Lost Lake est splendide, comme le montre les photos, et le
soleil était le bienvenu après une nuit très fraîche !
Le retour vers Vancouver s’est fait à bord d’une Toyota
bleue qui nous a pris après seulement 5 minutes d’attente. Cette autoroute 99,
la « sea to sky highway » - l'autoroute de la mer au ciel, littéralement - comme ils l’appellent par ici, est vraiment
un délice pour les yeux : les paysages y sont grandioses, entre mer et
montagne !
Depuis, nous avons repris le chemin du boulot, et les jours
défilent à une vitesse impressionnante. Bientôt, on sera de retour en
France ;o) A très bientôt donc !
Effectivement, aujourd'hui c'est Thanksgiving pour nous, mais c'est déjà l'anniversaire de notre Kékilette ;o)
Alors Kékile, tous les canadiens se joignent à nous pour te souhaiter un JOYEUX ANNIVERSAIRE !! Comme nous ne sommes pas sur place pour t'offrir ton cadeau, tu le trouveras dans la vidéo ci-jointe. Enjoy !
Gros bisous à ma grande soeur chérie et profite bien de ta journée ! Gros bisous à ma belle belle-soeur de Chantepie !
De retour sur le blog, pour une petite mise à jour qui
s’impose après 1 semaine et demi sans nouvelles de notre part ici !
Peut-être commenciez-vous à vous ennuyer quelque peu ?! :)
Tout d’abord, non, nous n’avons toujours pas craqué dans nos
jobs respectifs, juste pour rassurer les plus sceptiques :). Ok, c’est pas
facile de refaire tous les jours exactement la même chose, préparer le même
poulet/french fries au même client parfois, livrer la même enveloppe dans le
même building et dans le même bureau, mais on tient bon :). En fait, ça
fait quand même trop peu de temps que l’on fait ça : en réalité, on
découvre donc chaque jour des choses nouvelles :)
Première chose nouvelle et d’importance : le premier
salaire de Marie ! Une somme énorme est tombée fin de semaine dernière sur
notre compte : 260$ !! Notre premier argent gagné au Canada !
C’est sûr, le loyer est de 600$ par mois, nos courses se situent toujours entre
100 et 150 pour 1 à 2 semaines mais les 260$, c’était aussi pour « seulement »
une semaine de boulot. On tient donc le bon bout :). De mon côté, le
salaire reste une surprise : combien ? Quand ? Ou : vais-je
même toucher quelque chose ?!! On espère avoir des nouvelles sous peu...
Autre chose que l’on découvre, et de mon côté tout
particulièrement dans le cadre de mon travail … d’extérieur : eh bien
figurez-vous que la Bretagne
est une région sèche voire désertique à comparer à la région de Vancouver… On
entendait bien qu’il paraissait qu’il pleuvait beaucoup dans le coin, ce qui
expliquait que nous étions au beau milieu de ces magnifiques forêts humides
tempérées… Y’a pas à dire, tant qu’on ne le voit pas, on y croit qu’à moitié.
Ca y est, on confirme, il pleut bien en 1 semaine et demi ce que Brest doit
voir sur 2 mois pendant l’hiver !! :) En vélo du coup, ca peut
devenir un peu rude du coup. Même si pour le moment, je pense que les journées
les plus pluvieuses étaient des samedis ou des dimanches. Et puis, n’exagérons
rien, nous avons malgré tout quelques belles journées ensoleillées.
En parlant de journée ensoleillée, vendredi dernier
(5/10/2007) nous a particulièrement gâtés. Et la contrepartie du travail 100%
du temps en extérieur du coursier à vélo c’est qu’il fait partie des quelques
privilégiés à pouvoir profiter pleinement du soleil durant les jours ouvrables.
Je vous laisse en profiter à votre tour avec un petit clin d’œil de 30s en
léger différé de downtown Vancouver :). Selon une idée originale de
Flobian :).
Transition sur transition : aujourd’hui n’est pas
ouvrable. C’est même un jour férié : c’est la Thanksgiving. Du
coup, je suis « OFF » comme ils disent. Marie, elle, bosse par
contre. Mais tout comme chez nous, elle est payée un petit peu plus (+50%) pour
chaque heure travaillée. Elle est donc toute contente d’avoir pu trouver ses 8h
à bosser aujourd’hui.
On n’a pas encore trop bien compris ce qu’était la Thanksgiving, si ce
n’est que c’est une des grosses soirées en famille et/ou entre amis de l’année,
où l’on remercie Dieu pour tout ce qu’il a fait dans l’année. On devrait en
savoir plus ce soir car nous sommes invités avec notre propriétaire chez des
amis à elle pour aller déguster leur dinde de 11.5kg, enfin 25 livres comme ils
diraient ici (leur myriade d’unités étranges mériteraient un chapitre tout
entier…note pour plus tard !). C’est l’occasion ou jamais de vivre ça de
l’intérieur !
Pour finir, un petit mot sur notre WE qui vient de se
terminer (pour Marie tout du moins si vous m’avez bien suivi), nous sommes
allés découvrir les grands magasins de sport de North Vancouver samedi avec un
collègue coursier que j’ai rencontré dans un des nombreux buildings du
centre-ville la semaine passée. Originaire de Montréal mais ayant vécu ensuite
de nombreuses années à Toronto et Vancouver, nous avons communiqué 50/50 entre
anglais et français, ce qui est parfait pour s’expliquer des choses plus
difficiles et progresser en anglais ! Bien intéressant également tous les
conseils éclairés qu’il a pu nous dispenser sur le Canada, la Colombie Britannique,
Whistler, …
Dimanche, nous avons passé la journée sur Bowen Island avec
Geneviève, une amie pvtiste (c’est-à-dire une française qui dispose tout comme
nous du visa vacances-travail pour un an) , une petite île toute verte
culminant à 656m juste en face de North Vancouver. Malheureusement, la pluie
forte et continue nous a arrêtés au bout d’environ … 3h (ce qui est déjà pas
mal je trouve). Nous repartirons donc à l’assaut du Mont Gardner (les fameux
656m évoqués ci-dessus) une prochaine fois !
Il est temps maintenant que j’aille faire l’entretien
hebdomadaire de mon véhicule professionnel, pour qu’il soit fin prêt pour une
nouvelle semaine de travail acharné !
J’allais oublier, à ce sujet : j’ai changé de vélo
courant de semaine dernière : j’ai revendu mon beau VTT de 15kg à pneu de
largeur 10cm, crampons de 15 et acheté un petit VTT de 10-11kg, pneus routes
avec un dérailleur fonctionnant au poil ; ça change la vie !). Et
pour 150$ seulement s’il vous plaît !
Sur ces belles paroles, nous vous souhaitons une excellente
soirée et vous disons à très bientôt ! Continuez donc à nous donner de vos
nouvelles !
Eh bien, pour une fois, je ne me demande pas par où
commencer du fait des nombreuses choses visitées depuis le dernier message…
C’est bien simple : fini la découverte du Canada jour après jour ! On
a la tête dans le guidon niveau job !! Alors, premièrement, penchons-nous sur le cas de Marie.
Normal, elle a commencé dès mardi dernier cette grande courageuse ! Et du
courage, il en faut pour devoir comprendre, parler et servir une clientèle à 99%
anglophone toute la journée ! Le premier soir, elle est revenue la tête en
vrac, prête à aller dormir. Le deuxième, toujours très fatiguée mais déjà
mieux. Et puis, ce soir, je suis passé faire un saut dans son
bar/restau/épicerie top classe et, ma foi, ça avait l’air de très bien se
passer. Bon, même si elle m’avoue que ce matin, ça a été dur au point qu’elle a
pensé renoncer… Mais finalement, il n’en est rien : elle garde le bon cap.
Et pour 8.50$/heure d’ailleurs rappelons-le… (~964€/mois, sachant que le coût
de la vie ici est à peu près équivalent à celui de la France). En tout cas, pour
me permettre un commentaire « extérieur », elle est très très jolie
dans son petit ensemble T-Shirt/Tablier/Casquette Urban Fare (c’est le nom du
restau) et elle assure pas mal du tout dans son rôle ! ;-)
Eh bien, ensuite, de mon côté, ça y est, j’ai donc commencé
le job de Bike Courier, comprenez coursier à vélo. C’est quelque chose qu’on ne
voit pas en France (à ma connaissance) mais qui ici, au contraire, marche du
tonnerre. C’est certainement la configuration des lieux qui veut ça. Je
m’explique : imaginez le quartier d’affaires de la Défense au coeur de
Paris : en plus des bureaux, on garde toute la vie de Paris que l’on a en
plein centre : restaurants, boutiques, quartiers touristiques… Vous avez
le centre-ville (Downtown) de Vancouver. Evidemment, tout comme le centre de
Paris, grosse circulation, beaucoup d’axes à sens unique, beaucoup de travaux,…
Rien de plus rapide donc que le vélo pour des livraisons de centre-ville à
centre-ville. D’un building au building de la rue d’à côté finalement assez
souvent. Enfin, pas toujours : parfois, certains retraits/livraisons de
marchandises se font hors centre-ville. Et là il ne faut pas avoir peur des km
et des dénivelés ! J’ai donc commencé par une petite formation mercredi matin,
pour comprendre un peu le boulot et me familiariser avec le téléphone/talkie-walkie
sur lequel on reçoit les ordres de retrait/livraison. Avant midi, j’ai rejoint
un coursier dans les rues du centre-ville pour qu’il me montre concrètement de
quoi il retournait sur le terrain. Peu après 13h, il me lâche dans la nature
pour mes 1ères livraisons… Chaud chaud chaud ! Le gars que j’ai suivi,
lui, avait la carte en tête ! Moi beaucoup moins ! Et connaître le
nom des rues et savoir les positionner est une chose, déjà pas forcément simple
au départ ; mais ensuite, il faut savoir comment les numéros sont
répartis ! Et ici, il n’y a que des rues Vaugirard : elles sont
toutes hyper longues. Et avec beaucoup de pentes en prime ! Bon, ok, il
faut quand même dire aussi que les rues sont bien plus carrées dans cette ville
qui a à peine 1 siècle, comparée à nos bonnes vieilles françaises aux rues
complètement tordues…
Aujourd’hui jeudi, j’ai fait ma première journée entière sur
le vélo. Départ à 7h30 de la maison pour rejoindre le dépôt. Arrivée à la
maison à 18h30 (petite pause de 30 min au bar de Marie incluse). Dans tout ça,
du coup, j’ai déjà dû voir plus dizaines de têtes de réceptionnistes différents
dans autant d’endroits… Au bout d’un moment, on comprend plus grand-chose…
Une bonne petite soirée à la maison devrait requinquer tout
le monde ;-).
Nous sommes revenus de ces quelques jours passés sur l’île
de Vancouver avec nos p’tites têtes remplies de paysages incroyables, fin prêts
à se livrer à la dure réalité : il faut bosser !
Mission de vendredi : mettre au point nos
« résumé » et commencer à regarder les jobs disponibles sur
Craigslist, le site des bons plans en tout genre. Au final, ce ne sont pas des jobs que nous y avons trouvés,
mais des casques pour nos vélos, car ici, c’est obligatoire. Et oui, nous avons
désormais chacun notre vélo ! Nous sommes allés chercher le mien samedi
matin dans un magasin de dépôt-vente. Nous voilà donc désormais équipés !
Et ici, les conditions de circulation sont nettement moins stressantes qu’à
Paris : c’est à peine si les voitures ne s’arrêtent pas avant même que le
piéton (ou le vélo) n’ait décidé de traverser ! C’est donc un plaisir de
se balader dans Vancouver en vélo.
Dimanche (on s’est dit que le dimanche n’était pas un bon
jour pour rechercher un emploi ;-)), nous avons décidé de nous remettre un
peu à la randonnée en allant à Grouse Mountain, qui est la station de ski la
plus proche de Vancouver. Bon, pour le moment, il n’y a pas de neige, mais la
station est tout de même bien vivante, notamment car un téléphérique permet d’y
accéder.
Nous, nous nous y sommes rendus à pied. Avant d’y aller, on
voulait emmener avec nous d’autres personnes – toujours cette crainte de l’ours
qui surgit de nulle part pour nous manger ;-) – mais nous avons finalement
bien fait d’y aller quand-même que tous les deux, car sur place nous avons
croisé une bonne centaine de personnes ayant eu la même idée que nous !...
bien sûr, on les a tous doublés dans la montée… euh enfin
presque ! ;o)
Après 55 minutes d’effort (et ça grimpe fort
quand-même !) puis un bon repas, nous avons pu découvrir une vue
magnifique sur Vancouver, Vancouver Island (au loin) et même l’état de
Washington aux Etats-Unis (ce n’est qu’à quelques dizaines de kms au sud de
Vancouver). Florent s’est fait peur avec un ours en bois, avant de voir un vrai
Grizzly, mais en captivité : ouf ! La descente a presque été aussi longue que la montée, et
ponctuée de jolies petites glissades (selon Florent, je ne prends pas de bons
appuis sur mes pieds…).
En tout cas, aujourd’hui encore, mes cuisses se souviennent
de ces 2h de randonnée dans la forêt de Grouse Mountain !
Aujourd’hui lundi, nous avons diffusé nos CV un peu partout,
et ça a été payant : j’ai remporté mon 1er entretien d’embauche
en anglais aujourd’hui même à 14h… et figurez-vous que je commence dès demain
matin 8h !
Mon job consiste en la préparation de cafés, cappuccinos, et
autres breuvages à la demande du client. Bon, c’est sûr, je ne vais pas mettre
toutes mes compétences techniques en action dans ce travail, mais je vais enfin
pouvoir parler anglais toute la journée ! Dans un 1er temps,
c’est ce qui compte. Dès que je me sens plus à l’aise en anglais, je chercherai
un boulot plus adapté et mieux payé, car ce n’est pas avec 8,5$ / heure que je
vais aller très loin.
Et Florent dans tout ça ?!? Non, ne vous inquiétez pas,
ce n’est pas dans ma philosophie de subvenir à ses besoins ;o) Lui aussi a décroché des entretiens : l’un demain matin
10h pour un job de coursier à vélo (travail très répandu dans le centre de
Vancouver) et un autre demain après-midi pour travailler en call-center. Il
vous en dira un peu plus dans les jours à venir.
Nous voilà donc en route vers de nouvelles aventures ! Et pour fêter cela, nous nous sommes arrêtés dans un liquor store pour acheter notre première bouteille de vin rouge canadien ! On vous en dira des nouvelles !
Et au fait, je profite de ce message pour envoyer plein de
bisous à mon grand frère qui fête aujourd’hui ses 27 ans ! Et Florent et
Wookie se joignent à moi : Joyeux anniversaire Oliv’ !
A
l’heure où l’on vous écrit, c’est la fin des vacances… Eh oui, comme Marie vous
l’a dit en fin de semaine dernière, on commence aujourd’hui à chercher un moyen
de renflouer un petit peu nos comptes. Il n’y en a pas 36 (oui, je parle
seulement de moyens légaux pour gagner de l’argent, évidemment J)
donc on met au point nos CV et on va commencer à les diffuser tout azimut. Je
m’arrête là sur ce sujet car ça fera forcément l’objet d’un épisode tout
entier, voire plus et que … on revient quand même de 4 jours de vacances dans
une région incroyable : il y a donc plein de choses à dire et à
montrer !
Lundi
matin (17/09), décollage de Kits (notre petit quartier) à 6h30 direction Horseshoe Bay pour aller prendre le
ferry. 1h30 de bus pour y arriver… Mais on capte haut-la-main notre bateau de
8.30am. Arrivée à Nanaïmo, sur l’île de Vancouver peu après 10h.
Alors
juste une précision, pour que les choses soient plus claires, l’île de
Vancouver n’a de commun avec Vancouver que le nom : ce n’est pas une toute
petite île juste en face de Vancouver et qui dépend directement de cette
dernière. C’est une île longue de 450km, large d’une centaine de kilomètres,
qui fait directement face à la côte de la Colombie Britannique.
Nanaïmo est en gros à la hauteur (même latitude) que la ville de Vancouver mais
l’île descend bien en-dessous de Vancouver et surtout remonte beaucoup plus
haut. Dernière précision : Victoria, capitale de la Colombie Britannique,
se situe sur l’île de Vancouver, complètement au sud. Mais elle fera l’objet
d’un futur périple…
Je
reprends où j’en étais. On a rejoint le centre-ville de Nanaïmo à pied depuis
le terminal du ferry. Petit tour dans le « cœur historique » de la
ville : je le mets entre « » car en tant qu’européen, il faut vite
relativiser ce que l’on appelle historique ici ! Plusieurs anciennes
baraques type « Far West » ainsi qu’une église. Plutôt récent pour
nous (fin du 19è tout au plus)mais
malgré tout très sympa à découvrir. On est ensuite parti pique-niquer et se
balader sur une petite île en face de Nanaïmo : l’île de Newcastle, qui
est également un parc régional. Quelques piverts, écureuils, biches et loutres
de rivière plus loin, nous sommes revenus sur le continent pour y trouver notre
chambre en auberge de jeunesse (chambre double privée et non dortoir ce
coup-ci !). 1ère mission le lendemain pour pouvoir rejoindre
facilement notre destination, Tofino : louer une voiture, petite si
possible et à un prix raisonnable ! On abandonne rapidement l’idée d’une
boîte connue en France type Budget ou National, qui loue à plus de 250$ les 3
jours (ie près de 180€)… Et on se tourne vers « Rent a Wreck »… Les
marins, rompus à la lecture de cartes maritimes, se doutent peut-être de ce que
veut dire Wreck, noté « Wr » en général sur les cartes… Vous savez,
c’est souvent près de récifs… Là où les bateaux s’échouent parfois en somme… Eh
oui, ça veut dire … épave !... Forcément, on n’était pas trop chauds au
départ. Mais finalement, ça vaut mieux qu’un vieux navire gisant par 20m de
fond… Nos voilà embarqués dans une « petite » Ford Focus à coffre,
automatique bien sûr… Quelle voiture de fainéant ! Même pas à appuyer sur
une 3ème pédale et gérer le doux ronronnement du moteur… Cela dit,
le meilleur moyen de ne pas avoir de problème de boîte de vitesse (spéciale
dédicace pour la Cous’
d’Australie et son Chouchou).
Dans
tout ça, on part vers Tofino, trajet agrémenté par quelques marches dans les
parcs rencontrés. On arrive à destination en début de soirée. On découvre alors
une première vue sur ce qu’on nous avait décrit comme l’un des coins les plus
fabuleux du Canada… On commence à comprendre. Comment le décrire ? Tofino
se situe sur un pointe qui s’avance dans la mer (océan Pacifique), sur une
baie, dans laquelle se trouvent de très nombreuses îles, de toutes tailles,
toutes hauteurs, toutes plus boisées et sauvages les unes que les autres…
Rajoutez à cela les couleurs du soleil couchant… Ma-gni-fique ! J
Cependant,
la découverte de l’archipel, nous la faisons qu’après une bonne nuit en dortoir
dans l’auberge du coin, i.e. le mercredi (19/09). Au programme : 7h
d’excursion mi-bateau, mi-marche, pour aller profiter des îles, de leur faune
et de leur source d’eau chaude… On embarque d’abord sur un gros zodiac
semi-rigide armé de 2 énormes moteurs de 200 chevaux. A peine le temps
d’attacher le gilet (enfin, l’énorme combine bibendum rouge que vous apercevez
sur les photos), nous voilà propulsés à plus de 60 à l’heure entre îles et
autres récifs. Notre pilote n’hésite d’ailleurs pas à foncer droit vers les
cailloux et virer sèchement au dernier moment. Sensations garanties ! En
chemin pour les sources d’eau chaude, Hot Spring Cove, on a la chance
d’observer une ourse et 2 oursons sur une plage de l’une des îles. Ainsi que
quelques otaries à se dorer la pilule sur des rochers. On mettra les photos
qu’on a prises si on arrive y voir quelque chose J. Déposés par le bateau
à 30min des sources chaudes, on emprunte un petit chemin sur une longue
passerelle de bois à travers une forêt humide tempérée (tempered rain forest)
pour atteindre une petite rivière bien étrange : elle fume et sent les
« œufs pourris » ! Et pour cause ! L’eau est sulfureuse et
chaude, très chaude : elle atteint certainement 42-43°C. On ne résiste évidemment
pas à y prendre un bain d’au moins une heure, couronné par un passage dans
l’eau, la vraie cette fois, c’est-à-dire celle du Pacifique, beaucoup moins
chaude celle-là ! J On repart en bateau, pour la fin de notre périple, à
la poursuite des baleines. On n’a pas eu besoin de chercher longtemps : on
tombe assez rapidement sur 2 baleines grises vaquant tranquillement à leurs occupations
devant Tofino… Impressionnantes par leur taille ! On reste cependant
frustrés car on n’a pas eu la chance d’apercevoir leur queue J.
Le
jeudi, nous reprenons la route vers Nanaïmo. On en profite pour faire plusieurs
arrêts dans le parc Pacific Rim qui donne en particulier sur une immense plage
sauvage : Long Beach. Les photos en disent un morceau sur l’endroit…
En
sortant du parc, on prend au passage un auto-stoppeur en route vers Vancouver
lui aussi. Pas de leçon d’anglais pendant le trajet : notre hôte est québécois !
On apprend malgré tout quelques expressions bien de chez eux J.
On le dépose lors d’un de nos arrêts sur le chemin du retour, de belles
cascades le long de notre route obligent ! On en profite également pour
visiter le supermarché international du coin, avec des chèvres sur son toit
(sont fous ces canadiens !!) : on y trouve des produits de tous les
continents… On ne se laisse pas attirer par fromage et vin rouge, qui nous font
de l’œil, car hors de prix :’(.
On
embarque dans le ferry sur le coup de 7pm pour arriver finalement à la maison à
10pm. Voilà 4 jours qui sont passés à la vitesse de l’éclair !
Sur
ces « quelques mots », on vous laisse en vous souhaitant une bonne
soirée Rugby ! Allez les bleus !