Aïe aïe aïe, que de temps sans nouvelles de notre part… A
notre décharge, très peu d’accès Internet depuis plus d’un mois… Voici quelques
nouvelles –plus très fraîches on vous l’accorde, mais bonnes cependant- de
la première quinzaine de juin.
Petit flashback sur ces 2 semaines hors du temps. Arrivée le
dimanche 1er juin au soir aux portes de l’Okanagan Valley (à
mi-chemin entre le Pacifique et les Rocheuses, à quelques kilomètres de la
frontière avec les Etats-Unis (Idaho/Montana)). On découvre notre point de
chute pour 2 semaines : une petite ferme organique (= biologique) posée au
bord de la rivière Similkameen (sur la commune de Cawston).
Juste pour vous donner le contexte, l’idée est de travailler
dans la ferme environ 5h par jour, 6 jours sur 7, contre le logement et la
nourriture comme seules rétributions.
Pour décrire succinctement la ferme et son domaine : il
s’agit d’un peu moins de 10 hectares cultivables, dont environ 5 cultivés
simultanément chaque année, produisant essentiellement des courges et des
concombres, 1 petite maison servant à la famille et 3 petites cabanes (cabin en
anglais) juchées sur la petite falaise dominant la rivière. L’une des 3 est
précisément notre nid douillet pour 2 semaines. J’arrête là la description, les
photos parleront pour moi.
Nous sommes accueillis par Sarah, notre hôte, super
cool ! Elle nous présente notre fameuse petite « cabin » en bois
et on se met au boulot immédiatement dès notre arrivée le dimanche soir :
pose de plastiques sur l’un des champs (pour pouvoir ensuite planter les
boutures) et ce, sous la pluie messieurs dames ! On ne ronchonne pas, on
fait comme si on était habitués :). Puis c’est notre premier repas avec
tout le monde. Oui, oui, tout ça dès le dimanche soir. On ne pouvait pas rêver
de mieux, on mange avec Sarah et Karl (son compagnon), leurs 2 enfants et un
autre Wwoofer (c’est notre petit nom là-bas : en gros, ça signifie
travailleur en ferme biologique sans rémunération) français lui aussi. Et hop,
nous voilà intégrés !
La semaine débute ensuite dans la foulée avec le petit
rythme de croisière qui durera nos 15 jours : environ 3-4h de boulot le
matin (à partir de 10h), grande pause l’après-midi, puis 2 à 3h de travail
après 17h. Outre la pose de plastiques, on plante les courges, ramasse les
concombres dans la serre, prépare les champs (ramassage de milliards de cailloux
entre autres). Je pense qu’on peut se dire parés pour entretenir notre propre
petit jardin de retour en France :)
A part ça, quel bien ça fait d’être autant coupés du monde
pendant 2 semaines : pas de courses, pas de loyer,… aucune notion d’argent
finalement et intégration complète dans une vraie famille canadienne, bien
sympa de surcroît. Bien loin de la vraie vie, enfin de notre vie habituelle
disons… Ca fait pas de mal d’être là juste … pour vivre tout simplement !
Que vous dire d’autre ? Ah ben oui, évidemment ! Petite
sortie à vélo un après-midi, dans la réserve indienne en face de notre cabin,
sur l’autre rive de la rivière Similkameen. On avançait gaiement le long de ce
qui ressemblait à un pâturage pour les vaches… Quoi de plus naturel donc que de
voir une vache assise là dans le champ, près du chemin, à brouter de l’herbe.
Une seule vache, sans clôture, avec un pelage … d’OURS !!! Un peu plus et
on passait à moins de 3m de lui sans s’en rendre compte… Il nous a finalement
repéré, a fait semblant de nous ignorer dans un premier temps, mais a
finalement décidé de détaler… 2ème ours en vrai (comprenez sur un
chemin et pas sur la route) en moins d’une semaine… Parce qu’une balade à pied
en route vers la ferme nous en avait déjà fait la surprise quelques jours
auparavant… Incroyable !
Au final, les 2 semaines sont passées en un éclair. Vendredi
13 juin, on reprend la route après cette nouvelle expérience qui nous donnerait
presque envie de cultiver nous-mêmes à notre retour.
Et maintenant, direction Calgary, pour aller pêcher notre 4ème
visiteuse…
Après ma tante Mimi et l’oncle Nanard, puis mes parents qui
ont débarqué au Québec, voici l’épisode avec nos amis Sévriens en vacances en
Colombie Britannique. Et oui, il s’agit d’Anne-Cécile et David ! Pour enlever
toute source de confusion, je tiens à préciser qu’il ne s’agit ni de ma sœur,
ni du frère de Florent, bien entendu ;o)
Samedi 17 mai, 15h : Florent, moi et notre voiture
flambant neuve (du moins pour nous !) étions parés à accueillir nos 2
français pour près de 2 semaines de folie. Et ça n’a pas raté : plus de 1000 kms parcourus le long
de la sunshine coast et sur l’île de Vancouver (sans même que la voiture n’ose
montrer des signes de faiblesse, malgré l’attention portée par Florent), 4
trajets en bateau British Ferries, pas moins de un BBQ chaque jour dans un parc
provincial différent et sans oublier la vie animale très présente de jour comme
de nuit ! D’ailleurs, je crois que j’ai bien quelques histoires
rigolotes à vous faire partager.
1. Les filles s’occupent du feu
Et oui, fini le temps où les filles s’occupent de la
vaisselle et d’installer les duvets ! Désormais, Anne-Cé et moi sommes des
spécialistes du feu : quelques feuilles de journal au fond, de la fougère
séchée par-dessus, du petit bois tendre et c’est parti ! Bien sûr, il ne
faut pas oublier de mettre à préchauffer les buches sur la grille en attendant
de les mettre au feu à leur tour (technique Dd approuvée par tous :o). Bon, c’est vrai qu’on a failli perdre notre souffle et même
s’asphyxier pour notre premier feu, mais le résultat n’était pas si pire ! Et conseil de Mamie Laure : une bon feu chaque soir,
c’est important pour pouvoir manger sainement : entre belles pièces de
bœuf (on a réussi à s’enfiler plus d’un kg de viande à 4 certains soirs), du
bacon, de bons burgers, et bien sûr, pommes de terres, oignons et carottes en
papillote, nos estomacs se sont fait plaisir !
2. Le serpent
Habituellement lors de nos balades en forêt, Dd et Florent
tentaient désespérément de nous faire peur en jetant des cailloux ou autre bout
de bois dans les fourrés pour nous faire croire qu’il s’agissait d’un ours,
puma, lynx, enfin, tout ce que l’on peut trouver par ici… mais cette fois-ci,
non loin du lac Comox, il était bien là : le serpent aux mille couleurs
fluorescentes. Florent m’a stoppée net de peur que je ne marche dessus et
heureusement car il était peut-être méchant ;o) Certains racontent que le serpent a essayé de nous attaquer,
d’autres qu’il est parti sans encombre…
3. L’ours
Ah ça pour sûr, on en a vu des ours noirs, ou bien des Guinness
(« black bear » avec l’accent français donne souvent « black
beer », ce qui signifie bière noire !… mais je ne dévoilerai pas qui
est à l’origine de cette blague ;o)), en particulier lors de notre balade
à Bamfield, sur l’île de Vancouver. En fait, Bamfield est une petite ville
perdue sur la côte ouest de l’île (et fait donc face à l’océan pacifique),
accessible en voiture après 85km de route non goudronnée, où nous nous sommes
rendus… en bateau, histoire de ne pas casser la voiture dès la 1ère
semaine ! Et sur le chemin, on en a vu des ours noirs ! La plupart
d’entre eux étaient sur la côté pendant que nous étions en mer mais
soudainement, à un endroit certainement plus étroit, l’un d’entre eux a réussi
à se faufiler sur le bateau. Heureusement, encore une fois, Dd et Flo étaient
là et après plusieurs minutes de combat intense, ont réussi à jeter l’ours noir
par-dessus bord ! OUF !
Bon ok, c’est peut-être un peu romancé, mais c’est bien issu
vaguement d’un fait réel !
4. Les baleines
Je vous avais bien dit qu’on en avait vu des animaux
sauvages : après les cerfs de Virginie qui se baladaient partout, même sur
nos emplacements de camping alors que nous mangions, les chouettes rayées qui
se racontaient leur vie toute la nuit, les aigles et les écureuils, cette
fois-ci, c’est nous qui sommes partis à la rencontre des baleines.
A bord d’un zodiac grand modèle (rien que pour nous 4 s’il
vous plaît) et avec notre guide Simon, nous avons quasiment parcouru l’île dans
toute sa longueur pour y rejoindre un groupement d’orques :
extraordinaire ! La vidéo parle d’elle-même je pense ! On a même eu
le droit aux acrobaties de l’un des orques du groupe, c’était super !
Mais ce qui a été le plus rigolo, ça a bien été la pause
pipi à bord du zodiac… qui n’avait pas de toilettes ! Et ça a bien fait
marré notre guide quand il nous a donné (aux filles je veux dire) sa bouteille
d’eau coupée en deux… enfin, pour les gars aussi, il y avait de l’animation,
car la mer n’était pas si calme et le vent était de la partie… je vous laisse
imaginer, surtout emmitouflés comme on était dans nos belles combinaisons
rouges !
Et voici la fin de l'épisode croustillant : Anne-Cé et Dédé sont partis jeudi 29 mai et depuis, nous
revoilà livrés à nous-même ;o) En attendant l’arrivée de Kékile le 14 juin, nous en
profitons tout de même bien dans une ferme organique où nous travaillons en
échange de l’hébergement et la nourriture ! Parfait pour notre compte en
banque ;o)
Florent vous racontera tout cela dans les jours à
venir !
Grand temps de retourner vers l’Ouest comme disait Marie à
la fin du précédent message… Mais c’est pas un peu trop court comme voyage de
retourner directement vers l’Ouest ?... 72h de bus seulement pour un
Montréal-Vancouver, du déjà vu, défi déjà relevé. Allez, on peut se permettre
un petit détour quand même. C’est pas comme si on était dans le coin que pour 2
semaines de congés !
On s’est finalement posé quelques jours sur Montréal pour
préparer tout ça après le départ de nos 2 illustres cantepiens. Et nous voilà
finalement au guichet Greyhound pour acheter un billet de bus :
Montréal-New York-Chutes du Niagara-Toronto-Vancouver… Ok, pour un rallongis,
c’est un rallongis… Mais c’est finalement sans regret !
Retour rapide sur cette « petite » escapade. On
quitte Montréal le samedi 3 mai au soir, nuit dans le bus, réveil au petit
matin au cœur de… Manhattan. Impressionant ! C’est comme dans les
films : tout est énorme, ça klaxonne partout, la vie bouillonne dans tous
les sens à n’importe quelle heure,… C’est tellement grand qu’on décide de
découvrir la ville sur 3 jours à l’aide d’un bus touristique (embarquant un
guide, nous dispensant quelques explications sur ce que l’on voit). Le plus
marquant sur ces 3 jours, pour moi : le nombre d’étages moyen des tours,
proche de 80-90(la tour Montparnasse
serait perdue au milieu de NY !) sachant qu’il y en a des dizaines et des
dizaines… La « skyline », c’est-à-dire la vue des gratte-ciels à
distance, tout particulièrement de nuit, depuis Brooklyn ; et enfin, la
pollution… Le smog, c’est sûr, là, on n’a pas pu le manquer…
Bien contents au bout de 3 jours de quitter
« la grosse pomme », on prend la direction de Niagara Falls
(côté canadien) le mardi 6 mai au soir. Réconfort au passage de la frontière au
petit matin : il n’y a pas à dire, qu’est-ce qu’on se sent mieux au Canada
qu’aux Etats-Unis… Ca commence par le chauffeur Greyhound, canadien, qui prend
le volant juste avant la frontière : enfin un chauffeur agréable et bien
sympathique. Même pas sûr que la sympathie réunie de nos 5 derniers chauffeurs,
américains pour ne pas le préciser, arrive au même niveau… Et ne parlons même
pas des douaniers américains par rapport aux canadiens… Leur apprendre à être
méchant inutilement doit être la principale préoccupation des formateurs des
douanes aux US… Ca en est ridicule parfois. Bon, c’était pas le tout de
critiquer avant, sans savoir. Maintenant on sait. Ciao les US, re-bonjour le
Canada ! Et quelle région que celles des chutes… Elle mérite bien
leur renommée, et ce, malgré le mini Las Végas teinté de foire du trône qui est
venu se greffer tout à côté. Les chutes du Niagara gardent leur splendeur et
leur environnement immédiat est particulièrement bien aménagé.
On part vers Toronto dès le jeudi midi (8 mai). Visite
rapide du centre-ville et apéro à 350m du sol, dans la tour CN. Bonne
impression au final de la ville (au moins du centre-ville, car on n’a pas
vraiment eu le temps de visiter plus) et on retrouve un peu de l’ambiance du
Québec (Montréal en particulier) dans une ville pourtant bien anglo-saxonne.
Les gens y parlent également plus volontiers et facilement le français par
rapport à Vancouver.
Ceci dit, voilà déjà près de 2 mois et demi passés dans
l’est, il est quand même grand temps de repartir vers notre port d’attache,
enfin gare routière d’attache : Vancouver ! On se met donc en route
pour … 66h de bus et… 12 chauffeurs consécutifs. Quel plaisir de retrouver les
mêmes étendues qu’à l’aller à la différence que cette fois-ci, il n’y a plus de
neige nulle part et que le printemps commence à se montrer sérieusement un peu
partout. Une fois les Rocheuses passées, il n’y a même plus aucun doute :
le printemps est déjà installé depuis pas mal de temps ! La différence
entre l’ouest et l’est des Rocheuses est réellement saisissante !
A peine débarqués à Vancouver, nous retournons aux
sources : auberge de jeunesse Jericho Beach, à savoir l’hébergement de
notre toute première semaine au Canada en septembre…D’ailleurs, un peu plus et
on nous mettait exactement dans les mêmes lits qu’il y a 8 mois ! :)
Après les quelques instants de nostalgie suite à ces retrouvailles émouvantes
avec nos lits superposés, on se lance dans notre principale mission de la
semaine : trouver une voiture pour les 2 prochains mois et demi. Location
ou achat ? Renseignements pris auprès d’un assureur et après un coup d’œil
sur le marché de l’occasion, on a plutôt intérêt à prendre le risque d’acheter
une vieille voiture pas trop chère et de l’assurer au tiers plutôt que d’en
louer une. Après 3 jours de recherche sans relâche, de négociations acharnées,
nous voici ce soir propriétaires d’un énorme Chrysler Voyager rallongé, équipé
d’un moteur V6 3L, et … qui roule encore malgré ses 217 000 km au
compteur. Le tout pour 900$. Maintenant, on espère qu’elle tiendra jusqu’au
bout !
Une nouvelle étape de notre voyage commence demain (samedi 17
mai) : 2 amis parisiano-boulonnnais-tourangeau débarquent et on va en
profiter pour visiter ensemble Vancouver, la Sunshine Coast (les
100km de côte au Nord de Vancouver) et une partie de l’île de Vancouver. Le
beau temps et la chaleur étant de retour, les auberges de jeunesse devraient
laisser leur place au camping pour les nuits à venir le long de ce
périple !…
Des nouvelles, des nouvelles ! Ben ok, vous allez en
avoir alors des nouvelles ;o)
Ne vous inquiétez pas, nous n’avons ni péri dans l’incendie
du manège militaire de Québec, ni été congelés dans l’un des nombreux lacs du coin,
ni même écrasés entre deux plaques de glace du Saint Laurent… et ben non, on
était tout simplement en … vacances !
Après 3 semaines passées à travailler chez Olympus, où on a
eu ben du fun, il faut l’admettre, on a décidé qu’il était temps de s’octroyer
quelques jours de vacances enfin euh quelques semaines enfin euh non, quelques
mois en fait !
Notre mission pour Adecco (j’imagine déjà les québécois se
marrer en entendant le mot « mission » employé dans ce cas : ils
nous imaginaient en casques bleus, ce qui nous a donné de bonnes crises de fou
rires !) s’est très bien passée : on a rencontré des gens très
sympas, fait du covoiturage avec nos collègues et même participé à un 5 à 7,
comprenez aller boire un verre après le boulot avec les collègues de la boîte,
et on a même réussi à économiser 2-3 sous pour nos vacances, que demander de
mieux ?!?
Lundi 14 avril, comme d’habitude avant le départ, c’était un
peu le grand rush dans l’appart : comment faire rentrer autant de chose
dans nos sacs ?!? Si c’était à refaire, on aurait suivi les conseils de
Cédric de Chantepie, à savoir ne pas amener trop de choses au cas où, et
réfléchir en mode « je vais me balader pendant un an avec tous mes
sacs… » !
Mardi 15, c’est le grand jour : je retrouve mes parents
que je n’ai pas revu depuis 7 mois ! Que d’émotions ;o)
Après une petite halte à Montréal pour découvrir la ville et
permettre à JM&Cath de récupérer du décalage horaire, nous voici de nouveau
sur la route, mais cette fois-ci en motorisé enfin, en véhicule récréatif, euh
non, enfin vous avez compris, en camping-car bien sûr. Quand on a découvert
l’engin, Flo et moi, on s’est demandé si c’était une blague : c’est
immense pour 4 ! Et puis finalement, après quelques jours, on a du
s’américanisé, car il ne nous paraissait plus si grand que ça.
Pendant les 2 semaines passées avec mes parents, on a
profité au maximum des beautés du Québec et de ses alentours. Nous sommes
d’abord descendus vers Ottawa (en Ontario), capitale du Canada pour rejoindre
ensuite la région des Mille Iles du côté de Rockport. Le quatrième jour a été
riche en kilomètres (et en litres d’essence consommés… car à 25L au 100km,
c’est un engin qui a toujours soif !) pour remonter à Québec ville. La
neige ayant presque fondu, nous avons même pu nous balader sur les sentiers du
parc des champs de bataille, toujours avec une vue magnifique sur le Saint
Laurent qui a fini par perdre ses glaçons.
Avant de remonter vers le nord le long du Saint Laurent,
nous avons profité de la chute Montmorency ainsi que de l’île d’Orléans, qui
reprenait tout doucement son activité principale : l’agriculture
(impossible jusqu’alors suite aux 5,50 m de neige qu’ils ont eu cet hiver).
Arrivés à Tadoussac, où les baleines n’étaient pas encore là malheureusement,
nous avons continué en remontant la rivière Saguenay-Saint Laurent, magnifique Fjord
qui part du Lac Saint Jean pour se jeter dans le Saint-Laurent à Tadoussac. Sur
cette route, près de Chicoutimi, les sentiers de la batture étaient tellement
accueillants que nous y sommes restés dormir parmi les bernaches, ces fameuses
oies du Canada qui migrent par là-bas pour le printemps. Quant au Lac Saint
Jean, impossible de s’y tremper les pieds : l’immensité de glace blanche
était très impressionnante.
Après ça, nous sommes descendus par l’une des seules routes
traversant la Mauricie
du Nord au Sud vers Trois-Rivières. Pour vous donner un aperçu de cette route
magnifique, je pense que ces 3 mots suffiront : arbres, lacs et
écureuils ! En cours de route, on en a profité pour faire un petit tour en
hydravion et survoler le parc de la
Mauricie et ses alentours. Impressionnant !
Lundi 28 avril, nous sommes allés à Victoriaville rendre
visite à Danielle et Gérard (ami d’enfance de mon Papa), tous deux originaires
du coin de Pontivy et expatriés au Canada depuis plus de 40 ans. Nous avons
passé une superbe soirée avec eux et le lendemain matin, Gérard nous a fait
découvrir son activité : la culture de canneberges, vous savez, ces
petites baies rouges appelées cranberries en anglais. Et bien en tout cas, on
en aura appris des choses sur ce petit fruit : visite guidée des champs,
explication des techniques de production, …
Peut-être que si ça pousse en Bretagne, on peut tenter notre
chance dans ce domaine à notre retour, non ?!?
Mercredi 30, de retour à l’aéroport de Montréal après avoir
abandonné notre véhicule, mes parents sont rentrés vers Chantepie, avec pleins
de souvenirs en tête. Nous avons passé de très bonnes vacances en leur
compagnie et le motorisé au Québec, c’est vraiment le pied pour visiter !
Et voilà encore une étape de notre périple qui touche à sa
fin :~(( Mes parents sont partis et notre voyage a déjà bien avancé :
voici déjà 8 mois que nous avons quitté la France !
Plus que 3 mois à passer sur le territoire canadien… il est
temps de retourner vers l’Ouest, notre terre d’accueil !
Après ma première journée de boulot, j’ai découvert comme
vous la fin du message de Marie… La sanction a été immédiate : j’ai dit ciao à mon employeur le soir
même :). Ok, j’en rajoute un peu, sauf pour la conclusion… Bien joli le
p’tit resto cuisine française, mais le chef cigarette au bec toute la journée,
pas de tâches bien établies pour chacun et pas vraiment une ambiance du
tonnerre en cuisine ; ah oui, j’en oublie les … 8$ de l’heure. Donc, non,
vraiment, je ne me voyais pas forcément y retourner le lendemain, d’autant plus
en voyant que Marie croyait avoir réussi « un coup » :).
Ceci dit, elle en a quand même réussi un autre
finalement : de retour de ma journée au resto, elle m’annonçait
victorieuse qu’Adecco nous proposait un poste à 12$/h suite à l’entretien que
nous venions de passer le matin même. Tous les deux, au même endroit, pour
faire de la saisie de données informatiques. L’aubaine après ce coup d’épé dans
l’eau pour moi au resto et pour Marie qui n’avait encore rien trouvé pour
gagner quelques deniers ! En plus, début de mission prévue au 25 mars,
c’est-à-dire le lendemain du lundi de Pâques (férié ici aussi), ce qui nous a
permis de passer les derniers jours de nos marcoussissiens en leur
compagnie !
Depuis (depuis plus d’une semaine maintenant donc), nous
voici chez Olympus NDT (filiale d’Olympus, le fabricant d’appareil photos) dans
le parc technologique de Québec. Evidemment, saisir des données n’est pas bien
plus excitant que nous l’imaginions :~) Mais dans le fond, c’est quand
même ben du fun dans notre petite équipe d’une couple de cheums. Et pis on peut
pas dire qu’on a de la misère avec le boss par exemple. Ah oui : on a même
le lift avec une de nos collègues qui nous amène dans son char tous les
matins ! Taberouette ! Vous m’aurez compris : même si on devient
complètement barjots à fixer notre écran sur des tas de données tous les jours,
on se marre bien avec tous nos petits collègues québécois. Fous rires fréquents
garantis :)
Et sinon, en dehors du boulot : c’est un petit peu de
bibliothèque par-ci pour avoir un peu d’Internet, un peu de visite des
alentours par là. On est plutôt bien placé pour ça d’ailleurs car notre beau
petit studio est au beau milieu du Vieux-Québec – oui, au fait, on a quitté
notre spacieux appartement depuis le départ de nos 2 hôtes de marque :) .
Le seul truc maintenant, pour qu’on découvre plus de choses, ce serait qu’il
s’arrête de neiger et que le dégel fasse son arrivée… Il y a encore tellement
de neige partout et des températures encore négatives qu’il y aurait encore de
la neige partout fin juillet qu’on ne serait pas plus surpris que ça… Les québécois
ressentent ça aussi mais puissance 10. Ah on le saura que cette année le record
de hauteur de neige a été pulvérisé… 5,50m !! Contre 2,50m en moyenne par
hiver… Ils nous promettent des inondations quand ça va commencer à dégeler
sérieusement courant avril… Affaire à suivre ! :)
Au programme maintenant, encore quelques jours de travail
passionnant sur ordinateur puis découverte plus complète de la province en …
RV ! enfin en … VR ! Enfin, plutôt en … camping-car quoi ! Avec
les parents de Mademoiselle :)
Tout d’abord, je m’excuse de ne pas avoir mis plus de
nouvelles sur le blog ces derniers temps, mais au moins, j’ai plein de choses à
vous raconter maintenant ;o)
Je crois qu’on s’en était arrêté au voyage aux Etats-Unis,
qui s’est d’ailleurs très bien terminé : nous avons passé d’excellentes
vacances, et je recommande ce périple à toute personne souhaitant découvrir des
paysages à couper le souffle. Et n’oubliez surtout pas d’aller sur les traces
de la ruée vers l’or (Sutter Creek entre autres) car les gens sont fort
sympathiques et les villages sont comme dans les films… nous avons même pris
une glace dans une épicerie d’époque : on se serait cru dans le magasin
des Olson, de la petite maison dans la prairie, en y ajoutant un piano qui joue
tout seul ! Incroyable !
Le vieux quartier de Sacramento est également très beau avec
ses trottoirs, ses saloons et autres maisons tout droit sortis de chez Lucky
Luke !
Après plus de 3000 miles parcourus aux Etats-Unis, nous
avons traversé le canada à bord des bus GreyHound, à croire qu’on n’avait pas encore
assez roulé ! Et nous avons pu mesurer l’immensité de ce pays qu’est le
Canada : 3 jours et 3 nuits non stop dans un bus. Départ vendredi matin
6h30 de Vancouver, arrivée lundi 11h à Montréal : on a eu le temps de se
reposer ;o) et au moins, notre portefeuille n’a pas trop souffert.
Arrivés sur Montréal le lundi 3 mars, nous avons retrouvé
Mireille et Bernard pour découvrir ce coin francophone d’Amérique du Nord. Bon,
le seul problème à Montréal, c’est qu’il neige beaucoup (notamment cette année
il semblerait) et l’hiver n’est pas vraiment l’idéal pour visiter ce coin si réputé
au printemps et à l’été.
Nous avons tout de même pu visiter Montréal et ses alentours
ainsi que l’une de ses fameuses cabanes à sucre où nous pensions passer une
soirée tranquille autour des produits à base de sirop d’érable. Et bien c’était
râpé : « chez Constantin », tout Montréal avait décidé de s’y
retrouver ce vendredi soir. Imaginez l’ambiance dans une salle de 800 couverts
où les serveurs ont déjà fait 3 services, avec DJ Patrick aux commandes de la
piste de danse, et repas typiquement québécois servi à volonté ! Après le
3ème dessert, nos petits estomacs étaient repus, mais nous avons
quand même trouvé une petite place pour une sucette au sirop d’érable, ce
qu’ils appellent de la tire sur neige : ils font chauffer du sirop
d’érable puis le déposent sur de la neige ; y’a plus qu’à prendre son
petit bâtonnet et se faire une sucette avec le sirop qui a durci… Mireille
maîtrise plutôt très bien cette technique, quelle gourmande !! ;o)
Samedi matin, nous prenons la route direction Mont Laurier,
à 250km au nord ouest de Montréal (et à chaque fois qu’on doit prendre la
voiture, ils annoncent une tempête de neige… à croire qu’ils prennent un malin
plaisir à jouer avec les nerfs de Mamizeille o ;), pour aller nous
ressourcer en pleine nature. Et oui, c’est notre raid tant attendu de 6 jours
en traineaux à chiens qui commence !
Avant le départ du dimanche, on en profite à fond à l’auberge
de Rêve Blanc où nous sommes extrêmement bien accueillis : le cadre est
magnifique et les chambres très confortables. Et sachant que pendant 1 semaine
il va falloir se passer des commodités habituelles, nous avons su faire honneur
au spa nordique installé en extérieur, et se rouler dans la neige entre 2 bains
est un défi que tout le monde a relevé, du moins en partie !
Après le briefing du chef (en gros, ça ne sert à rien de
prendre trop de vêtements car comme on ne peut pas se laver, il est inutile de
se changer), le réveil du dimanche matin est très agréable : il neige
toujours, et les chiens sont décidément bien parés à partir à l’aventure. Accompagnés
de notre 5ème luron (Gilbert, la 50aine, originaire de Paris), nous
allons donc donner un coût de main à notre guide Thibault (jeune homme de 21
ans très compétent en tout domaine) pour récupérer nos équipes de 6 chiens
chacune. Le 1er contact avec les chiens est très surprenant :
c’est vraiment impressionnant d’aller chercher les chiens un par un dans leur
niche parmi 100 autres chiens qui voudraient aussi partir en raid et nous le
font savoir en aboyant…
Une fois les chiens chargés dans la remorque, nous voici en
route vers la réserve faunique de Papineau-Labelle, où nous allons passer les 6
jours.
La préparation des traineaux est haute en couleur : il
faut atteler les chiens un à un après leur avoir mis le harnais et le faire le
plus rapidement possible pour qu’il n’y ait pas de bagarre entre les chiens.
Une fois qu’on est partis, tout est plus simple : il suffit de dire
« Hip » pour avancer et « Stop » pour s’arrêter. Bon ok,
dans les faits, si les chiens ont décidé de ne plus avancer, tu n’as qu’à
descendre de ton traineau et pousser ; et de même pour s’arrêter, s’ils ne
veulent pas, il faut mettre tout son poids sur le frein et espérer qu’ils vont
comprendre le message (en général, ça se passait plutôt bien !).
Après chaque belle journée passée en plein air, nous avions
bien mérité le confort du gîte ; même sans eau courante (nous allions la
chercher à la rivière ou dans le lac, après avoir fait un trou dans la glace,
bien sûr), la chaleur du poêle était toujours un réconfort. Mais le boulot ne
s’arrêtait pas à l’arrivée au refuge : après avoir installé les chaînes
pour les chiens, il faut les dételer et les y attacher pour la nuit, aller
couper du bois pour faire le feu dans le refuge, aller couper la viande
congelée et faire bouillir de l’eau (environ 50L) pour préparer la soupe pour
nourrir nos chiens et après cela, on peut enfin penser à faire à notre tour
notre soupe du soir !
Tous les midis, nous nous arrêtions sur les pistes pour
faire notre feu sur la neige : une équipe partait à la recherche des
écorces de boulot (notre papier journal naturel), une autre s’occupait de
couper le bois (nous prenions des bûches au refuge le matin) et de préparer le
feu, et la dernière de fabriquer le support pour poser la grille du BBQ. Je
félicite d’ailleurs Florent qui a passé son niveau 2 de baroudeur en forêt (notamment
pour la coupe des bûches en allumettes) sous les applaudissements de toute
l’équipe ! ;o)
Bien sûr, nous avons aussi eu le droit à de l’action au
cours de ce raid : entre les lâchés de traineau dont Bernard était devenu
le spécialiste ; le spectaculaire saut de traineau que je n’ai pas eu la chance
de voir (toujours par Bernard - bon ok, j’aurais fait le même si Thibault
n’était pas venu me rattraper) ; Mireille qui semblait prendre du plaisir
à rentrer dans les arbres (surtout le soir de la nocturne, en pleine
forêt) ; Thibault qui essayait de venir nous aider derrière et ses chiens
qui arrivaient à partir malgré l’ancre enfoncée dans la neige (il se retrouvait
donc à courir après ses chiens) ; Florent qui essayait des figures de
James Bond sur son traineau ; et Gilbert qui essayait de maîtriser ses
chiens avec des « C’est fini maintenant, c’est moi le chef ici » qui
ne semblait pas convaincre les principaux intéressés ; en fait il n’y
avait que moi qui restait à peu près tranquille ;o)
Samedi, nous avons repris la route pour Québec ville (toujours
sous cette « merde blanche » comme ils l’appellent par ici à la fin
de l’hiver et au grand désespoir de Mireille). Après visite de la ville
dimanche, Florent et moi nous sommes lancés à la recherche de notre nouveau
job. Et pour Florent, c’est tout gagné : il a commencé ce matin en tant
que plongeur/aide cuisinier dans un restaurant français. Quant à moi, j’ai
réussi mon principal boulot : faire travailler Florent et passer mon temps
à la bibliothèque pour vous écrire ce petit roman…
Cool, on a retrouvé notre PC, mais, pour les dernières nouvelles, il va falloir attendre encore quelques jours, mais ne vous inquiétez pas, tout roule pour nous. En attendant, voici quelques vidéos que nous tenions à mettre en ligne.
En espérant que les intéressés en seront ravis : Joyeux anniversaires à nos Papas et à JPetto !
Oui, oui, oui, force est de reconnaître que nous n'avons pas
été des plus performants ces derniers temps sur le blog : le dernier message
date effectivement d'il y a près de 3 semaines. Et d'ailleurs, je crois bien
qu'il en était de même pour les messages précédents... Mais non, désolé, pas de
résolution 2008 à ce propos, pas de promesse du type "En 2008, vous pouvez
compter sur nous, ce sera 1 message par jour voire 2, promis !" On en
serait bien incapables : entre les sorties bière, balades nocturnes et autres
soirées TV, notre agenda du soir est si vite plein :)
Mais que s'est-il donc passé ici ou ailleurs ces dernières
semaines ?.. Récapitulons :
1) un heureux événement ... en France, en terre bretonne
pour être précis
2) une séance photos à Glacier Creek
3) une randonnée au Rainbow Lake
4) la mise en place de l'étape suivante de notre voyage
En number 1), effectivement, la venue au monde d'une
nouvelle petite monfortaise -Ille et Vilaine- le 18 janvier dernier. Camille,
sache que Patrick F. et Gilles G. te souhaitent la bienvenue et félicitent
chaleureusement tes parents ! :)
Pour le 2), je suis sûr que photos et commentaires parlent
d'eux-mêmes. Comme dirait Maxwell "Pas la peine d'en rajouter" :)
Le numéro 3) date de pas plus tard qu'aujourd'hui, mercredi
23/01. Loin de la cohue de la station, de ses pistes et remonte-pentes. Quel
plaisir de se retrouver dans cette nature blanche, à perte de vue... Aucune
route, presque aucune signalisation, de moins en moins de traces au fur et à
mesure que l'on monte... Pour arriver jusqu'à ce fameux lac à 1450m
d'altitude... ravagé par les dizaines de motoneige qui sont passées depuis les
dernières chutes de neige !!... On a eu de la chance, nous n'en avons croisés
que 2... Mais c'est sûr, le WE, ils doivent être plusieurs dizaines à se
"tirer la bourre" dans cet espace immense, truffé de bosses et de
poudre vierge (oui, c'est tellement grand qu'il en reste toujours un peu), à
faire rugir leur énorme engin de je ne sais combien de centaines de chevaux...
Ca casse quelque peu le charme de ces incroyables espaces. Attention, je me
dois de relativiser quand même un peu : l'endroit reste cependant splendide et
comme je le disais, c'est tellement grand qu'au final, tout le monde,
randonneurs et $^^$*¨¨¨de gros flemmards motorisés à la $%^^$°° y trouvent leur
plaisir. C'est promis, sur les photos, on n'a pas eu besoin de cadrer au plus
juste pour éviter les motos ni d'attendre des heures afin d'avoir une vue
vierge et sauvage :)
En 4), en effet, nous avons quelque peu avancé en ce qui
concerne l'étape suivante de notre aventure : nous savons à présent que nous
allons dire au revoir à Whistler le 6 février prochain. La séparation risque
d'être dure tant nous prenons du plaisir chaque jour ici mais elle est
nécessaire : il nous reste encore pas mal de choses au programme et le temps
qu'il nous reste s'amenuise si vite. J'en viens aux faits : départ le 6 février
pour Vancouver. Le 7, en bus Greyhound pour Seattle (USA, état de Washington,
si jamais ces messieurs veulent bien de nous sur leur territoire). Le 8 en
avion pour ... San Francisco. De là, près de 3 semaines qu'il nous reste à
planifier, à voyager entre Los Angeles, Las Vegas, Vallée de la Mort, Grand Canyon et
quelques parcs nationaux étatsuniens apparemment à ne pas rater. On en saura
certainement plus d'ici le prochain message !
En attendant, on vous dit à bientôt à tous et attendons
encore avec impatience tous vos commentaires et messages en tout genre ! :)
Comme disait Bocco dans un de ses commentaires (dont nous ne nous lassons
jamais d’ailleurs) : 2007 était l’année du départ et des au-revoir, 2008
est l’année du retour et des retrouvailles ! Youpi, car j’ai hâte de tous
vous revoir ;o)
Non, ne vous inquiétez pas, nous n’avons pas le temps de déprimer ici :
nous profitons pleinement de notre séjour et ne voyons même pas les jours
passer…
Les 2 dernières semaines ont effectivement été bien remplies. Au travail,
nous n’avions même plus une minute pour aller aux toilettes dans la journée…
dur dur le travail de barista ! C’est sûr qu’avec 25 000 personnes
sur l’ensemble du domaine skiable et de la neige qui n’arrête pas de tomber, ça
fait du monde à venir se réchauffer autour d’un bon chocolat chaud (souvent
amélioré d’ailleurs !). Et puis après le boulot, entre les multiples
soirées Noël/Nouvel an, nous essayons de récupérer entre 2 quintes de toux.
Bon, depuis 2 jours nous nous couchons un peu plus tôt et ça va mieux
maintenant : Florent retrouve le goût des aliments et moi, ça fait 2 jours
que je ne me dope plus à l’ibuprofène ;o)
Bon, c’est vrai qu’on n’était pas très en forme, mais nous avons tout de
même su profiter du nouvel an et de nos 2 jours off.
Le 31 au soir, nous avons organisé un petit apéro dinatoire – comme on
pourrait dire dans le jargon parisien – avec 5 de nos collègues de Glacier
Creek. Parmi Helen&Matt nos anglais, Ariane notre allemande, Leigh notre
Canadienne d’Ontario et Klaus notre autrichien, tous ont apprécié les canapés
au foie gras ainsi que les crêpes bretonnes agrémentées de Nutella !
Ensuite, nous sommes partis sur Whistler Village pour une soirée karaoké
organisée par les résidences des employés… couchés à 3h du matin, levé à 6h
pour une journée bien chargée au restaurant… je peux vous dire que notre lit
nous a manqué toute la journée ;o)
Mardi soir, Geneviève et Timothée, nos 2 français rencontrés sur Vancouver,
sont arrivés à Whistler pour passer le « weekend » avec nous.
Mercredi, nous sommes donc allés faire une petite balade en raquette, mais sans
Timothée qui malheureusement était cloué au lit avec 39° de fièvre (sympa le 2ème
jour de l’année 2008 !). Nous sommes retournés explorer les sentiers du
Lost Lake, où nous étions déjà allés en octobre. Et bien figurez-vous que le
Lost Lake est définitivement perdu ;o) Pas si facile de s’y reconnaître
avec tant de neige ! Sans le panneau indiquant le lac, on croirait qu’il
ne s’agit que d’un champ recouvert de neige !
Jeudi, nous avons pratiqué le ski dans la poudreuse… et je dirai tout
simplement que même si j’ai besoin d’anticiper mes virages avant de me lancer
(c’est ça le problème d’être une fille : on ne peut pas déconnecter
complètement le cerveau), moi au moins, je ne tombe pas sur du plat, dans la
poudreuse, en déchaussant les 2 skis, n’est-ce pas Florent ;o) Ceci dit,
il faudra aussi que je filme Flo un de ces 4 sur ces skis car il se débrouille
plutôt pas mal pour quelqu’un qui a débranché son cerveau !
Depuis, voici déjà 2 jours que nous avons repris le chemin du travail. Et
même s’il faut se lever à 6h du matin pour aller se geler sur 2 télésièges
pendant 15min (et même plus quand il y a beaucoup de vent ou quand on ne sait
pourquoi, ils arrêtent la remontée pendant 20 minutes avec nous dessus…), nous
prenons toujours autant de plaisir à aller au boulot avec des gens très
sympas !
Florent se joint à moi pour vous souhaiter une excellente année 2008, plein
de bonheur et surtout une bonne santé : n’abusez pas trop mais profitez à
fond (ça, c’est le conseil de Mamie Laure ;o)
On nous promettait tant de neige avant de venir ici... Elle a mis plus
de temps que l'année dernière à arriver mais ça y est, on a commencé à voir
tomber les mètres de neige jour après jour. 173cm de hauteur de neige en cumulé
depuis le début de la saison, c'est plutôt pas mal pour une fin décembre... Et
sur les pistes comme en dehors, on commence à pouvoir en profiter ...
pleinement ! Alors attention, je vous rassure tout de suite, je parle de
"en dehors des pistes" mais ce n'est pas à proprement parler du hors
piste dans la mesure où ici il n'est pas interdit d'aller flirter avec la
poudre au-delà des pistes damées : pour preuve, ils ne vous parlent pas de
kilomètres de pistes ouvertes, mais d'une surface en hectares de domaine
skiable ouvert ! Autant vous dire donc qu'il y a largement de quoi se faire
plaisir en toute sécurité sur ce grand domaine qui fourmille de formidables
recoins remplis de "peuf" ! Quelques photos associées à ce message en
témoignent ! :) Dans tout ça, j'ai bien l'impression -ou en tout cas j'espère
très fortement- qu'on progresse bien dans la poudreuse. On alterne passages
trafolés (déjà empruntés par plusieurs skieurs ou surfeurs) et virées un peu
plus sauvages dans de la neige vierge au beau milieu de milliers de sapins (à
l'origine des milliers de questions que se pose Marie-Laure pour ses virages,
cf la vidéo :)) ). Au fait, vous noterez notre remarquable effort en termes de
sécurité : l'achat d'un casque pour chacun d'entre nous :)
Evidemment, nous ne faisons pas que skier. Oui, oui, nous travaillons
aussi, mais ce n'est pas là que je veux en venir... (eh ouais, le pass pour les
remontées mécaniques, il est gratuit, mais seulement tant qu'on bosse pour eux
!!). Allons, réfléchissez un peu ! En ces périodes de fêtes ... Eh bien, nous
aussi on fait la fête ! Enfin, on essaye : pas facile quand même ces fêtes de
fin d'année sans être en famille. Il n'y a pas à dire, c'est pas pareil !
Heureusement, on trouve des moyens pour presque s'y croire : mardi matin
dernier, à 5h, vidéo conf avec nos familles, en plein repas de Noël,
disons même en sortie d'apéro pour être précis. Forcément, c'était le moment ou
jamais d'ouvrir l'énorme colis de 7kg reçu quelques jours plus tôt :) Si ça
c'est pas singulier comme situation ! On devrait pas manquer de s’en
rappeler à Noël prochain lorsqu’on déballera les cadeaux « en vrai »
certainement cette fois-là ! Je reviens au colis de Papa et Maman Le
Lain : un petit bout de Bretagne et un autre de France expédiés tout droit
au Canada !! Une douzaine de crêpes (+2 gratuites !!) de froment
faites main, un gâteau breton de Mamie (près de 82 ans d’expérience concentrés
dans un gâteau, je n’arriverais même pas à trouver les mots pour vous décrire
son goût inimitable !), des blocs de fois gras, un confit de canard, 1
boîte de chocolat (Jeff de Bruges s’il vous plaît !), 2 pots de nutella
(en verre, vous savez, les vrais, ce que l’on ne trouve pas au Canada où ils ne
sont qu’en plastique et où ils n’ont pas le même goût qu’en France…)… Depuis
mardi dernier, au final, c’est comme si on était un petit peu tous les
jours à la maison : au goûter avec les crêpes Nutella et le gâteau breton,
le soir autour d’une tisane avec quelques petits chocolats … et très bientôt
lors d’un bon gueuleton avec du foie gras et le confit :)
Ah oui, j’allais oublier, une grande première : mon premier match de
hockey sur glace ! Oui « mon » et pas « notre » parce
que nous n’avons pas eu la chance d’obtenir 2 places lorsque nous sommes allés
en acheter à notre CE. Ils n’avaient que 20 places et Marie&moi étions les
20ème et 21ème… En tout cas, j’encourage Marie à y aller
au moins une fois (notre CE va reproposer ce genre d’offre) car c’est quand
même pas rien de se retrouver dans les gradins de cette gigantesque « patinoire »
de Downtown Vancouver à regarder 10 gars poursuivre un petit palet ou, de temps
à autre, se mettre sur la figure sous les yeux amusés du public et … des
arbitres ! Apparemment, les bagarres font partie intégrante du jeu
ici :) Quoi qu’il en soit, « on » a gagné : les Canucks de
Vancouver ont mis 5 à 3 au Flames de Calgary. Pas déçu du voyage donc :) D'autant plus que j'ai peut-être trouvé mon futur sport en club de retour en France... Affaire à suivre :)
Et oui, le temps passe tellement
vite ici (je pense qu’il y a un truc avec l’altitude !) qu’on ne vous a
pas donné de nouvelles depuis plus de 2 semaines déjà… Ben alors, qu’est-ce
qu’ils bouennent nos Jeglains ?!? Et ben à cette question, je répondrai
simplement : ski, boulot, dodo !
Nous commençons à prendre nos
marques dans notre restaurant, le « Glacier Creek », où nous
travaillons désormais à temps plein. Pour vous donner une idée, voici un petit
topo d’une journée normale de travail dans ce restaurant d’altitude.
Debout 6h15, pour attraper le bus
de 6h44 qui passe en bas de notre résidence. Chaussures de ski aux pieds, skis
sur l’épaule et bâtons aux mains, nous tâchons de ne pas déraper en courant
vers le bus ;o) Les bus n’étant pas toujours équipés de porte skis à
l’extérieur, pas toujours facile de manger notre bagel en évitant de taper
malencontreusement les gens à côté de nous ! Après 20 minutes de balade en
bus dans les alentours de Whistler, il nous faut encore 5 bonnes minutes de
marche pour rejoindre le point de rendez-vous avec notre team [équipe]. 7h15,
tout le monde embarque sur le 1er télésiège, ouvert spécialement
pour le staff [personnel] de la station puis enchaîne sur un 2ème,
pour arriver à 1850m d’altitude. Et c’est là que ça devient sympa : pour
rejoindre le restaurant, nous avons une petite descente très sympathique,
surtout lorsqu’il a neigé toute la nuit… c’est souvent la guerre pour être le 1er
à faire sa trace ;o) Mais les 1ers en bas sont aussi les 1ers à devoir
disposer les portes skis devant le restaurant… et ça pèse quand-même super
lourd !
Si après ça, on n’est toujours pas
réveillé, retourner au chaud, et se changer en 4ème vitesse pour
être sûr de pointer avant 8h (en tout cas, pas après) permet de se mettre en
condition pour une journée de travail qui commence tout juste. Et oui, car nous
ne sommes payés qu’à partir de 8h… ah là là, cette société capitaliste !
Officiellement, le restaurant
n’ouvre qu’à 9h, ce qui nous laisse le temps de tout mettre en place avant les
1ers clients, même si dans les faits, nos lifties [personnel des remontées
mécaniques] du coin aiment bien venir prendre un café bien chaud avant leur
journée de travail.
De leur côté, Florent et son équipe
en profitent pour passer l’aspirateur dans plus de 200m² et descendre ensuite
toutes les chaises des tables… boulot très fastidieux car en général,
l’aspirateur n’aspire pas grand-chose et les chaises pèsent plus de 10kgs
chacune ! Et je sais de quoi je parle car certains jours, je fais partie
de l’équipe de Flo. Comme le demandait notre manager, Sheila :
« alors, ça fait quoi de travailler pour son homme ? » et comme
je réponds : « il suffit de lui faire croire qu’on fait ce qu’il dit,
tout en s’autogérant en fait ! ».
La journée commence à devenir
chargée à partir de 11h, et souvent jusqu’à 14h. Les pauses de
« midi » se font donc avant 10h30 ou après 14h… mais on arrive
toujours à avoir faim quand on part en pause, d’autant plus que nous avons le
droit à un repas offert, dans la limite de 12$ hors taxes. Entre plats
asiatiques, omelettes, sandwiches de toutes sortes, pastas, cookies, muffins ou
cinnamon rolls (trop bons ceux-là), on se nourrit plutôt bien.
Je passe donc ma journée à préparer
toutes sortes de boissons chaudes, demandant « Hi there, what can I get
for you today ? », et gérer la caisse, avec ma collègue du
jour : Jessica de Vancouver, AnneLiese d’Australie ou Sophie de Grande
Bretagne.
De son côté, Florent devient un pro
en débarrassage de table (dommage qu’il ne passe pas le Noël avec vous,
n’est-ce pas !)… souvent, ses t-shirt et pantalon s’en souviennent à la
fin de la journée ;o)
Toutes les caisses ferment à 15h.
Le temps de renvoyer tous les clients chez eux, mettre toutes les chaises sur
les tables et fermer le cappucino bar, nous sommes parés pour la descente autour
de 16h. Maintenant qu’il y a assez de neige (et pour cause, il neige jour et
nuit depuis une semaine), nous pouvons descendre jusqu’à l’arrêt de bus en ski,
c’est vraiment super : plus de 15min de glisse ! Et de temps en
temps, nous faisons une escale par le bar « Le Merlins », quand nos
managers nous convient tous à une soirée spontanée de bière gratuite !
Pour l’instant, nous nous plaisons
donc plutôt bien : l’un comme l’autre nous épanouissons dans notre travail
- bon d’accord, le mot est un peu fort, disons plutôt que l’ambiance est
vraiment très sympa, et que nous rencontrons des gens vraiment très biens.
D’ailleurs, demain, Florent va
rider la peuf avec Klaus (Santa Klaus pour l’occasion), notre buddy [pote] autrichien.
Et pour moi, je vais vivre la journée décrite ci-dessus ;o)
Et au fait, concernant le ménage
(étant donné l’intérêt que ça a suscité dans notre précédent message !
hum ! hum !), Florent a définitivement abandonné… il préfère se
consacrer au ménage à la maison ! Quant à moi, je me garde 1 jour par
semaine à travailler pour ADR, afin de réussir à travailler environ 40h par
semaine. Enfin, faire du ménage a du bon : hier, je suis revenue avec une
bière, une bouteille de vin rouge et 10$ (tout cela laissé par les précédents
locataires) !! Awesome [leur « génial ! » employé à chaque
phrase] !
A bientôt à vous tous et surtout,
pensez à nous quand vous mangerez votre bon repas de Noël, ainsi que tous les
chocolats… et si vous en avez trop, je pense que ça peut se conserver jusqu’en
août 2008, non ?
Enfin, je ne devrais pas me
plaindre car nous venons de recevoir un colis énorme de la famille Le Lain, et
ça m’a l’air plein de bonnes choses… mais Florent est très sévère :
interdiction de l’ouvrir avant Noël… en même temps, il est parti prendre un
bain alors p’tet que j’peux m’permettre ?!? ;o)
Joyeuses fêtes de fin d’année à
tous et surtout, pas trop d’abus !
Ouh la la, par où commencer ?... Ah oui, première chose tout de même,
notre boulot pour la montagne : c’est bien joli d’avoir été formés, encore
faut-il que l’on vous dise si on a pu mettre tout ce savoir à profit
depuis ! :) Mais bien sûr ! Voilà déjà 2 WE de suite que Marie
prépare et sert des cafés en tout genre (du café classique à l’Americano en
passant par le Cappucino ou autre Latte) tandis que je débarrasse les tables
encore et encore, au fur et à mesure que les clients consomment et les salissent :)
Marie sait de quoi je parle : elle vient nous prêter main forte quand on
est débordés en salle et que c’est plutôt calme du côté du bar !
En tout cas c’est bien cool de travailler ensemble dans la même grande salle
en plein milieu de la montagne. Bon, on n’a pas encore réussi à prendre une
seule pause-déjeûner ensemble mais ça ne saurait tarder :). Et puis, on a
quand même tout le trajet aller/retour ensemble à chaque fois : bus +
télésiège + descente à skis, on ne peut donc pas vraiment se
plaindre ! :) Ainsi que les : « Hé Marie ! T’as
besoin de tasses propres et de lait ou pas ? Parce que j’descends en
cuisine là ! » Une fois en français, une fois en anglais, suivant la
situation :). Et sinon, de façon plus générale, excellente ambiance
là-haut, une vraie petite famille entre les cuisiniers, les serveurs,
plongeurs, etc… :)
Bon, tout ça, c’est bien sympa, mais ce n’est que le WE pour l’instant. Ce
n’est pas ça qui nous occupe la semaine et surtout … qui nous permet de payer
notre loyer et notre bouffe ! Ils sont bien gentils chez Intrawest, ils
nous veulent sur place, à leur disposition, à partir du 15 novembre, mais on ne
commence notre temps plein qu’à partir du 8 décembre !
Et là, la « nouvelle mission » dont parlait Marie à la fin du dernier
message vous revient en mémoire… Quel flair n’avions-nous pas eu en préparant
le terrain lors de notre première visite à Whistler à la mi-octobre ! Eh
oui, rappelez-vous, notre entretien pour les postes de femme/homme de ménage…
Nous étions prêts à leur dire que nous étions finalement pris sur un poste à
temps plein pour la station quand une idée lumineuse nous est venue :
pourquoi pas leur demander si un temps partiel les intéressait ? Demande
faite le samedi soir, nous voilà dès le lundi matin en formation sur le
nettoyage des cuisine et salle de bain !! Et, dès le mardi, envoyés sur le
terrain, pour aller mettre tout ça en pratique avec une australienne
travaillant pour cette boîte de ménage depuis plusieurs mois. Y’a pas à dire,
c’est radical, on n’a plus peur de s’attaquer au ménage à la maison maintenant…
A côté du travail, ne vous en faites pas, nous gardons quand même quelques
moments de détente le soir et pendant les quelques jours de congés que nous arrivons
à glaner par ci par là. Evidemment, on en profite en majeure partie pour aller
skier mais aussi pour aller se balader ou tout simplement communiquer avec vous
tous ! :)
Dans les jours à venir, nos semaines de boulot devraient peu à peu se
« normaliser » : notre resto d’altitude va ouvrir ses portes
7j/7 à partir de samedi prochain (08/12), ce qui fait que nous devrions y
travailler 5 jours par semaine, nos 2 jours « off » étant les mêmes
d’une semaine à l’autre (vraisemblablement les mercredis et jeudis). Je parle
bien au conditionnel car pour le moment, le planning a beau être plutôt clair
de mon côté, il l’est beaucoup moins pour Marie… Mais la miss va bien sûr se
faire un plaisir de continuer à lustrer salles de bain et cuisines pour combler
son emploi du temps et accessoirement notre compte en banque. Hein
Marie ?! :)
Sans transition et pour terminer, sachez que l’un de nos plus fidèles
lecteurs bretons est actuellement à la recherche d’un éditeur en vue de la
publication à plusieurs milliers d’exemplaires des messages et photos de notre
blog. Il se dévoilera le moment venu (comprenez quand les milliers
d’exemplaires auront effectivement été vendus… On y croit !) :)
Sur ces belles paroles, nous vous souhaitons une joyeuse période de l’avent
… en attendant vos prochains commentaires !
Bonjour à tous, depuis les montagnes de Whistler et Blackcomb !
Nous en rêvions : le Canada l’a fait ! Et oui, nous voilà depuis
une semaine déjà à Whistler. Nous avons quitté l’humidité de Vancouver (et de
la « chambre » de chez Kathleen) pour trouver de la neige à seulement
600m d’altitude en plein mois de novembre… de la folie !
Revenons une semaine en arrière : samedi 17 novembre 2007, date de
notre déménagement. 11h du matin, les valises sont bouclées, c’est un miracle
que tout rentre ! Ah en fait non, rien de magique : on a laissé nos
sacs de couchages, toile de tente et tapis de sol le we précédent à
Whistler :o) Le seul vrai problème : comment troquer 2 vélos contre 2
paires de skis en moins de 4h ?!? Euh… ben tout simplement faire confiance
au Spirit et à la Gravité !
Et effectivement, mon vélo a été racheté par notre mécano du coin, Dan, et
celui de Florent par des p’tits jeunes qui voulaient faire un beau cadeau à
leur Papa. Nous ne vous dévoilerons pas combien nous les avons revendus car
nous ne voulons pas passer pour des escrocs… en tout cas, à 14h15, plus de
vélos : belle performance sachant que nous devions partir au plus tard à
15h30 de chez Katlheen !
15h30, heure à laquelle nous avions convenu d’un rendez-vous avec JF
(Jean-Francis), notre colloc depuis quelques semaines déjà chez kathleen, pour
qu’il nous offre un ride (comprenez un trajet) vers le terminal de bus… 15h35,
toujours personne… mais où est-il ?!? Tant pis, nous décidons de partir à
pied sous la pluie battante vers l’arrêt de bus le plus proche quand tout à
coup, au coin de la rue, nous voyons le fameux bus blanc de JF pointer le bout
de son nez… Quand je dis bus, rien d’ironique là-dedans : il s’agit
effectivement d’un vrai bus scolaire américain (comme au début du film Forest Gump
par exemple), sauf qu’au lieu d’être jaune, il est blanc !
Excellent ! Bien mieux aménagé qu’un Chrysler (je ne citerai
personne ;))
Arrivés à Whistler, nous avons été accueillis à bras ouverts par Teresa qui
s’impatientait de découvrir ses nouveaux colocataires. Teresa vient de
Nouvelle-Zélande et est vraiment très sympa… il faut juste s’habituer à son
accent !
Notre appartement est vraiment extra : 2 chambres de 2 personnes (nous
attendons encore notre dernière colocataire), une cuisine aménagée, un salon
très confortable et même un balcon ! Et bien sûr, le tout avec vue sur la
montagne ! Nous voici donc enfin avec un vrai chez nous, c’est
génial !
Dimanche, afin de découvrir les alentours, nous décidons d’aller à pied
jusqu’au village de Whistler (car nous habitons un peu avant CreekSide, et donc
à 15min en bus du village). Comme vous pouvez le voir sur les photos, le détour
en valait la peine : les 3 lacs que nous rencontrons sont tous aussi beaux
les uns que les autres.
Arrivés au village de Whistler, voici notre nouveau challenge :
récupérer nos uniformes pour le boulot, le pass (gratuit) de ski (très
important), et surtout acheter au plus vite des skis car nos formations
commencent mardi pour Florent et mercredi pour moi… Encore une fois, c’est un plan
qui se déroule sans accroc : nous trouvons des skis B2 ancien modèle pour
200$ chacun et des paires de chaussures pour seulement, tenez-vous bien, 17$ et
15$, dans un endroit nommé « re-use it center », qui est très centré
sur le recyclage. Bon, c’est sûr, les chaussures ne sont pas neuves, mais pour
seulement une dizaines d’euros et après un bon nettoyage, c’est parfait pour
nous !
Mardi, Florent part donc pour sa formation sur place, c’est-à-dire en pleine
montagne, dans un restaurant nommé « Glacier Creek » : quelle
chance de pouvoir découvrir en avant-première l’endroit où nous allons
travailler, d’autant plus que les pistes sont encore fermées… Moi, j’ai le
droit à une formation « Safe food » qui consiste en un cours de 7h
sur ce qu’il faut faire et ne pas faire pour s’assurer de servir de la
nourriture saine. En fait, j’ai eu le droit à un cours en anglais de 7h, à
l’issue duquel nous avons eu un petit test… réussite obligatoire pour pouvoir
travailler dans le milieu de la restauration, mais rien de très compliqué, on
t’apprend surtout à te laver les mains pendant 30s dès que tu peux !
Mercredi à mon tour, j’ai eu le droit, enfin, de monter au restaurant pour
aller faire la formation sur place. Je vais travailler au Cappucino Bar, et
servir des cafés, thés, muffins, … toute la journée en fait, mais ici,
contrairement à Vancouver, j’ai une vue magnifique et un petit Florent sur
place ! Par contre, jusqu’au 8 décembre, nous n’allons travailler que les
week-ends. Notre nouvelle mission est donc de trouver un autre travail pour
nous occuper la semaine…
Vous aurez plus d’infos dans notre prochain message !
A bientôt ! Et bon courage pour la semaine, car je crois savoir que
beaucoup d’entre vous lisent notre blog le lundi matin au boulot… ;o)
En attendant le nouveau message dont tout le monde parle tant et dont la montagne se fait déjà l'écho dans la moindre de ses combes, quelques petits clichés du coursier que je fus et de son équipement. Ils ne vous sont dévoilés qu'aujourd'hui par crainte d'affoler un auditoire de maman ou mamie inquiètes ou d'être moqué alors encore en plein exercice de mon métier :)
Je complète la légende des photos :
#1 Petite pause bien méritée pour admirer un tel spectacle !
Quelque chose de vraiment génial dans ce boulot, c'est que tu peux prendre tes pauses quand tu veux ! Ou presque... Faut pas que le dispatcher se mette à te foutre la grosse pression sur telle ou telle livraison hyper urgente à ce moment-là. Mais, dans tous les cas, c'est à toi de composer avec l'ensemble et de voir si tu peux t'autoriser à prendre un café/muffin avant que le talkie se mette vraiment à gueuler !! :)
#2 Arrivée sur la 8ème avenue, à 2 pas de chez Kathleen, après une journée de travail
Mais si Mr l'agent, je vous le dis, j'avais bien les 2 mains sur le guidon.
#3 Allez, Mr Mougeot, qu'est donc le Schmilblik aujourd'hui ?
En bas, le moyeu arrière de mon vélo. Non, je vous le confirme, ce n'est pas normal qu'il soit en 2 morceaux ! Il est bel et bien cassé. Du coup, la petite tige tordue juste au-dessus, qui n'est normalement faite que pour serrer la roue au cadre, a porté une bonne partie de mon poids pendant quelques jours. C'est pourquoi elle est ... légèrement tordue. Quand j'ai découvert ça, j'ai compris pourquoi la roue bougeait quelque peu depuis un moment...
#4 Le sac du coursier... le jour d'Halloween
Au fur et à mesure que la journée avançait, j'avais plus lourd de bonbons que de courriers et autres paquets dans le sac . Incroyable ! Quand à l'apparition de la sorcière en haut à gauche sur le cliché, elle reste encore inexpliquée à ce jour.
#5 Tu perdras au moins 5 livres qu'ils disaient...
Ah bien ils n'avaient pas tort !! Partis avec mes 66kg de France, je ne faisais déjà plus que 137-138 livres après 1 semaine de boulot, c'est-à-dire environ ... 62kg. Et ce n'était pas faute de manger comme 2 à 3 personnes et, qui plus est, bien gras. Merci encore à la margarine LifeStyle !! :)
#6 Une collègue coursière...
Ou une imitation ?! Mais attendez, il n'y a pas un p'tit air de ressemblance avec notre sorcière-mystère d'Hallloween ?!
#7 Première bise à mon dispatcher, paré au départ
Je me devais de vous dévoiler ma tenue officielle, aussi ridicule qu'elle soit... Oui oui, je me trémoussais comme ça tous les jours en plein centre de la capitale économique de l'Ouest canadien. En détail, en partant du haut :
- casque "cheap" : casque à 7$ trouvé dans les petites annonces, partant complètement en vrille, plus aucune mousse et réglage de la taille autour du crâne. Pour couronner le tout, il était légèrement trop petit pour moi. Pour terminer, il était en fait dans tel état que le dépôt-vente où on a laissé nos U et nos casques le jour où nous sommes partis de Vancouver n'en a pas voulu. Alors que pourtant, niveau matos usagé, il y a de quoi trouver son bonheur dans ce magasin...
- casquette FTR&D, offerte lors de notre séminaire nouveaux arrivants. Je n'aurais jamais cru l'utiliser un jour dans ces conditions-là. Merci France Télécom!
- le top du top de mon équipement (ce n'est pas ironique cette fois) : blouson vélo de chez MEC (Moutain Equipment Co-op), 100% imperméable. Super équipement prêté par le boulot. 140$ chez MEC ! Avis aux amateurs !
- sous le manteau : lycra tribord Taille M Femme, bien moulant donc bien chaud, plus T-Shirt à manches longues FLASH courier. En gros, la grande classe encore une fois quand j'ouvrais le blouson dans les ascenseurs et bureaux classieux du centre-ville !...
- le bas, mon préféré, le plus raffiné de l'ensemble : une superposition triple et fanstastique de collant, cysliste et short FLASH courier.
- le tout tombant sur une magnifique paire de chaussures running NIKE, d'un bleu étincelant, craquées à souhait et au final bonnes à tout faire car c'était également mes chaussures de Prep'Cook ! :)
#8 L'indispensable à droite, juste pour la frime à gauche
Voilà donc mon instrument No1 de travail à droite. Je vous promets, il n'y a que le soir que l'on pouvait lire "No Jobs" sur l'écran... C'était plutôt bien chargé autrement :) A gauche, ma carte professionnelle, je n'ai pas bien compris pourquoi ils m'ont fourni ça car jamais personne ne me l'a demandée sur 2 mois. En même temps, vu que FLASH ne me l'a fournie qu'au bout d'un mois et demi, ça tombe plutôt bien...
#9 Rien ne vaut le GSM Papier...
Bien que muni de ce fabuleux téléphone Motorola miniaturisé à l'extrême dont je ne saurais vous vanter les qualités de rapidité et de bon fonctionnement global (là, oui, je suis ironique), nous étions censés recopiés l'ensemble de nos ramassages/livraisons sur un manifeste. Manifeste à faire signer par les destinataires des lettres ou colis. Plutôt utile également pour voir d'un seul coup d'oeil l'ensemble de ces "Jobs" en instance alors qu'il faut naviguer à travers 10 pages sur l'écran 2*3 pouces du Motorola pour avoir la même info. Et encore, ça, c'est quand il marche !
#10 C'est promis Lars, je t'en offrirai une nouvelle à mon retour !...
Bon, elle était quand même déjà légèrement usée... Mais il faut reconnaître que je ne l'ai pas non plus vraiment ménagée ces dernières semaines. Avec en plus ce sac qui prenait légèrement l'eau, ça n'a pas arrangé les choses ! :)